Le SE-Unsa propose une certification au lieu des concours « informatique »

Pour le SE-Unsa, la création d’un Capes et d’une agrégation d’informatique pour la session 2020 ne sont pas à la hauteur des enjeux de l’enseignement Numérique et Sciences Informatiques. D’autres solutions sont possibles, notamment à travers la mise en place d’une certification complémentaire dédiée.

De nombreux enseignants, du fait de leur spécialité de recrutement (en mathématiques par exemple, ou en SII), ou suite à l’acquisition de compétences dans le cadre d’une formation continue ou d’une diplomation, sont déjà compétents pour assurer, dès la rentrée 2019, la spécialité NSI (numérique et sciences de l’informatique).

Une nouvelle discipline de recrutement, l’informatique, concernerait à terme moins d’un millier d’enseignants, au niveau national.
Les possibilités de mutations seraient alors très vite figées. De plus, aux vues des volumes horaires d’enseignement, de nombreux collègues exerceraient sur des postes non stabilisés, souvent sur plusieurs établissements.
Enfin, ces concours en informatique risquent d’être peu attractifs pour un secteur d’activité en pleine croissance.

Alors quelle autre possibilité ?

Pour le SE-Unsa, des personnels formés ou à former sont déjà dans les établissements, notamment les titulaires d’un Capes, d’un Capet ou d’une agrégation disciplinaire de mathématiques et SII.

Le SE-Unsa propose de créer une certification complémentaire en informatique afin d’enseigner la spécialité NSI en première et terminale. Une formation continue spécifique devrait être mise en place pour accompagner les collègues qui s’y destinent.
Cette certification permettrait à des enseignants, quelle que soit leur discipline d’origine (mathématiques, SII, Physique-Chimie, technologie…), d’assurer cette nouvelle spécialité, et de mieux relier les savoirs et les compétences numériques aux autres disciplines.

Le SE-Unsa veut aller plus loin pour valoriser cet investissement et former les enseignants qui l’assurent.
Reconnaître le professionnalisme des personnels serait une véritable marque de confiance du ministre.