Histoire des arts au collège : du flou artistique au champ de contraintes

Article publié le vendredi 20 janvier 2012.

La circulaire n° 2011-189 parue au BO le 3 novembre 2011, pose un nouveau cadre à l’enseignement d’histoire des arts au collège et à son évaluation orale en classe de troisième pour le DNB.
http://www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=58238

On passe du grand flou (artistique…) à un cadrage serré, et de nouvelles contraintes, avec notamment :

  • un enseignement et une épreuve orale à définir en conseil pédagogique et à voter en CA en juin pour la session 2013.
  • ces modalités sont à présenter aux élèves et aux familles à chaque rentrée (au plus tard au début du 2e trimestre pour la session 2012).
  • on conseille fortement de placer les dates d’épreuve de l’oral la semaine suivant les conseils de classe du troisième trimestre, sur des heures libérées pour les élèves de 3e
  • l’enseignement de l’HDA donne lieu à une mention dans les bulletins trimestriels, avec le cas échéant, une note chiffrée.
  • le plus grand soin doit être accordé à la préparation et au suivi des élèves qui peut être assuré par tout professeur. Il est rappelé l’usage du « cahier personnel d’HDA » qui peut prendre une forme dématérialisée.
  • en classe de 3e, l’élève qui le souhaite peut constituer un dossier d’objets d’étude (oeuvre, édifice ou monument, ensemble d’oeuvres, problématique, etc.) qu’il choisit de présenter à l’oral.
  • lors de l’épreuve orale, les candidats présentent une liste de cinq objets d’étude reliés à plusieurs thématiques transversales et présentent de manière facultative le dossier d’objet d’étude. Les objets d’étude sont remis au jury au moins cinq jours avant l’épreuve orale. Le jour de l’épreuve orale, le jury choisit l’objet d’étude parmi les cinq sur lequel portera l’exposé.
  • les élèves peuvent toujours passer en groupe (pas plus de trois) mais la notation est individuelle. L’épreuve dure toujours 15 mn, en deux parties, exposé et entretien.
  • une grille d’évaluation nationale indicative est fournie dans le BO, associant un barème chiffré à une répartition de compétences. Les établissements peuvent s’en inspirer.
  • pour la composition du jury, deux professeurs : un au moins doit enseigner une discipline artistique, les lettres ou l’histoire, l’un au moins ne doit pas avoir accompagné le candidat dans sa préparation

Les avancées

  • un cadre d’évaluation est proposé au niveau national, de nature à aider les collègues, faisant le lien avec les items du socle commun
  • la liberté  laissée aux élèves dans le choix et la présentation des objets d’étude, la possibilité pour eux de s’investir dans la réalisation d’un dossier personnel
  • le fait que cette épreuve soit finalement confortée malgré les florilèges caricaturaux qui ont pu être établis, alors que de nombreuses équipes sur le terrain ont su investir un nouveau champ de travail interdisciplinaire au bénéfice des compétences et connaissances de leurs élèves.

De nombreuses critiques ont été émises à l’encontre de l’introduction de l’histoire des arts au collège et de son évaluation floue pour le DNB, sans cadrage national. Le SE-Unsa soutient les ambitions de ce nouvel enseignement interdisciplinaire permettant aux élèves de développer leurs capacités à l’oral, d’étendre leur culture artistique, de travailler sur des sujets interdisciplinaires, tout en dénonçant le manque de moyens pour le mettre en oeuvre dans les établissements, à commencer par le temps de concertation et de travail commun nécessaire pour les enseignants, auquel le temps du conseil pédagogique ne peut pourvoir à lui tout seul. Cette nouvelle circulaire, voulant répondre à un souci louable de cadrage et d’harmonisation (notamment de la notation), pose en réalité un champ de contraintes encore plus important aux collègues, sans penser le temps nécessaire pour d’une part préparer le travail, d’autre part le mener en classe et accompagner individuellement les élèves à l’épreuve orale.

Les points qui fâchent

  • l’introduction de l’histoire des arts dans le bulletin scolaire, avec éventuellement une note et nécessairement un commentaire, oblige les collègues à de nouvelles concertations et de nouvelles évaluations partagées, de la 6e à la 3e ! Pédagogiquement, elle norme des cadences d’enseignement et oblige à des réalisations et à des évaluations trimestrielles. Cette normalisation tend à faire de l’Histoire des arts une discipline à part entière alors qu’elle est techniquement une enseignement interdisciplinaire.
  • l’épreuve orale ressemble à une véritable épreuve du baccalauréat, avec le choix déterminé par le jury d’un objet d’étude sur cinq, le jour même de l’épreuve, tout en réclamant un accompagnement digne d’un TPE. Ces modalités sont absurdes au collège, qui plus est quand la circulaire conseille de placer l’épreuve fin juin, peu avant le brevet. Les élèves devront travailler (préparer l’oral, mémoriser…) cinq sujets, la surcharge de travail va être conséquente et relève d’une logique de sanctionner un bilan. Les élèves vont pouvoir se préparer au bachotage. D’autre part, les recommandations concernant l’entretien précisent qu’ “afin d’enrichir l’entretien, le jury peut toutefois faire réagir le candidat à une œuvre inconnue de lui, autant que possible reliée aux objets d’étude qu’il aura proposés”.
  • Toute la préparation doit avoir lieu dans le temps de toutes les disciplines. En gros les établissements doivent se débrouiller avec leurs moyens, et régler en interne les problèmes de la mise en oeuvre…

Les points qui posent encore question

  • le rôle du dossier préparé par l’élève et son évaluation ?
  • le choix des oeuvres ou objets d’étude relève-t-il uniquement des élèves ? Que devient le thème choisi pour l’année par les professeurs ?
  • la ligne dans le bulletin sera-t-elle complétée tous les trimestres, de la 6e à la 3e ? Qui s’en chargera ?

La réponse aux errements de la circulaire relèvera de la “liberté” du conseil pédagogique…

Quel pilotage ?
L’introduction de l’histoire des arts et de son évaluation est caractéristique d’une politique scolaire ubuesque qui consiste à placer en permanence la charrue avant les boeufs sous le coup des injonctions politiques, pour au final jouer les pompiers de service sous le feu des critiques remontant du terrain. La présente circulaire “abroge et remplace la note de service n° 2009-148 du 13 juillet 2009, publiée au B.O. n° 40 du 29 octobre 2009”.
La belle affaire ! Rappelons que cette présente circulaire est parue au journal officiel le 10 novembre, qu’elle demande aux équipes pédagogiques de présenter leur projet au plus tard au début du deuxième trimestre (décembre), avec de nouvelles règles du jeu ! Quid du travail engagé par les équipes de professeurs sur le terrain ? Quelle considération ou même conscience de ce travail ? On pourra rappeler simplement un fait à la DEGESCO : la rentrée a eu lieu le 2 septembre.
D’autre part, sous l’apparence d’une liberté pédagogique accordée aux équipes, la méthode prévue par le ministère relève une nouvelle fois de la caporalisation, en créant un nouveau champ de contraintes (vote en CA, annonce officielle aux élèves et aux familles)… Cette normalisation et “contractualisation” de l’enseignement de l’Histoire des arts au collège pose un carcan qui peut au final scléroser les ambitions initiales.
Quelle crédibilité enfin donner à cette présente circulaire quand on mesure le champ des inconséquences qu’elle porte en elle, qui échoiront une nouvelle fois à la bonne volonté et au temps forcément extensible des professeurs.

A quand la prochaine circulaire ?

Annexe 1 : La grille d’évaluation indicative, qui présente l’avantage de pouvoir servir de référence au niveau national, et de lister des items du socle mis en oeuvre dans cette tâche complexe.

 

Compétences liées à l’enseignement d’histoire des arts Barème indicatif
Connaissances et capacités relatives à l’œuvre d’art
L’élève est capable de :

12 points

Situer des œuvres dans le temps et dans l’espace.
Présenter une œuvre de façon précise selon ses caractéristiques principales : domaine artistique, auteur, titre, époque ou contexte, support, dimensions, destination, mouvement artistique.
Maîtriser des notions de base pour décrire les techniques de production et les usages d’une œuvre d’art ou d’un monument.
Utiliser à bon escient un vocabulaire adapté à un domaine et à un langage artistiques.
Développer un commentaire critique et argumenté sur une œuvre en discernant entre les critères subjectifs et objectifs de l’analyse.
Établir des liens pertinents avec d’autres œuvres de la même période ou de périodes différentes.
Produire quelques éléments d’analyse critique sur une œuvre nouvellement présentée à son regard.
Manifester des connaissances de base sur les métiers et les formations liés aux domaines artistiques.
Capacités générales et attitudes
L’élève est invité à :

8 points

Développer, pendant cinq minutes environ, un propos structuré relatif à l’objet d’étude.
Appuyer son commentaire sur une documentation appropriée (référence aux cours, ressources numériques, etc.)
Écouter et prendre en compte les questions du jury en formulant une réponse adaptée.
Justifier ses choix en décrivant ses intérêts et ses acquis en histoire des arts.
Manifester sa capacité à interroger un univers artistique, y compris abstrait.
Évoquer la construction d’une culture personnelle en histoire des arts.
S’exprimer correctement à l’oral, dans un niveau de langue approprié.
Adopter un comportement physique convenant à la situation de l’épreuve.

Le droit de retrait

 Afin d’éviter de rendre le droit de retrait contestable juridiquement et éviter d’éventuels retraits de salaire, il est indispensable de sécuriser l’exercice du droit de retrait en prenant immédiatement contact avec le SE-Unsa.

En situation de danger (notamment de violence dans les établissements), les enseignants peuvent demander à exercer leur droit de retrait. Ce droit de retrait est très encadré juridiquement. La base légale du droit de retrait dans la fonction publique est définie par le décret 82-453 du 28/05/82 pour les agents de la fonction publique d’Etat :

« Si un agent a un motif raisonnable de penser que sa situation de travail présente un danger grave et imminent pour sa vie ou pour sa santé ou s’il constate une défectuosité dans les systèmes de protection, il en avise immédiatement l’autorité administrative. Aucune sanction, aucune retenue de salaire ne peut être prise à l’encontre d’un agent ou d’un groupe d’agents qui se sont retirés d’une situation de travail dont ils avaient un motif raisonnable de penser qu’elle présentait un danger grave ou imminent pour la vie ou la santé de chacun d’eux… »

L’exercice du droit de retrait doit remplir simultanément quatre conditions :

1 – Le danger doit être considéré comme une menace directe pour la vie, l’intégrité physique ou la santé. Le danger peut provenir d’une machine, d’un processus de fabrication, d’une situation ou d’une ambiance de travail. Toute la difficulté réside dans l’appréciation, la plus objective possible, du danger grave et imminent.

2 – Le caractère imminent implique la survenance d’un événement dans un avenir très proche, quasi immédiat. Pour autant, la jurisprudence étend cette notion aux risques de survenue d’une maladie professionnelle ou imputable au service, c’est-à-dire une exposition à un risque pathogène.

3 – Le motif raisonnable est le plus délicat à apprécier car il est subjectif.

4 – Le droit de retrait ne doit pas être de nature à entraîner une nouvelle situation de risque grave ou imminente pour autrui.

décret sur le droit de retrait

Congés concernant la vie familiale

Congés concernant la vie familiale
Article publié le samedi 18 novembre 2006.

Congé de maternité

Loi 84-16 du 11/01/84 Art. 34-5 du Code de la Sécurité Sociale.
C. FP/4 n° 1864 du 09/08/95.
6 semaines avant la date présumée de l’accouchement et 10 semaines après.
Période prénatale minimale 3 semaines avant. Si l’état de santé le nécessite, le congé peut être augmenté de 2 semaines avant et de 4 semaines après.
Pour le 3ème enfant : période prénatale de 8 à 10 semaines ; période postnatale de 16 à 18 semaines.
Naissances gémellaires : 12 ou 16 semaines avant, 18 ou 22 ensuite.
Naissances multiples : 24 semaines avant, 22 ensuite.
Plein traitement.

Congé d’adoption (de droit)

C.FP/4 1316 du 27/03/78
Loi du 2.01.87 C. FP/4 et B/23 du 11/06/86.
C.FP/4 n° 1864 du 09/08/95.
Père ou mère : 1er ou 2ème enfant : 10 semaines.
3ème enfant et au-delà : 18 semaines.
Adoptions multiples : 22 semaines.
Plein traitement

Congé parental (position du fonctionnaire de droit)

Loi 84-16 du 11/01/84.
D. 85-986 du 16/09/85.
Réservé au fonctionnaire pour élever son enfant ou en cas d’adoption d’un enfant de moins de 3 ans.
Demande à formuler 1 mois avant le début du congé.
Accordé à un seul parent.
Sans traitement 6 mois renouvelables jusqu’au 3ème anniversaire de l’enfant.

Congé de présence parentale (de droit)

D. 2006-536 du 11/05/06 et D. 2006-658 du 02/06/06.
Présence nécessaire d’un parent auprès d’un enfant à charge, en cas de maladie, accident ou handicap.
Sans traitement mais allocation journalière (38,91€ ou 46,23€ selon la situation familiale). Maximum de 310 jours ouvrés au cours d’une période de 36 mois.

Congé pour le père à l ’occasion de la naissance d’un enfant

Instruction n° 7 du 23/03/50.
Autorisation de plein droit. 3 jours ouvrables inclus dans les 15 jours entourant la naissance (consécutifs ou non).
Pas de retenue de salaire.

Congé de paternité

C. FP/3-FP/4 n° 2018 du 24/01/02.
Naissance d’un enfant : 11 jours (18 jours en cas de naissances multiples) consécutifs dans les 4 mois qui suivent la naissance.
Plein traitement.

Congé d’accompagnement de fin de vie

Loi 99-477 du 09/06/99 (Sect. 6).
Présence nécessaire auprès d’un ascendant ou descendant faisant l’objet de soins palliatifs, 3 mois maximum.
Sans traitement

Congé maladie, longue maladie, longue durée

Article publié le mardi 18 janvier 2005.

1 – CONGE MALADIE ORDINAIRE

Conditions d’attribution Le fonctionnaire peut prétendre à un congé maladie ordinaire. L’avis d’arrêt de travail (ou de prolongation) doit être adressé, sans délai, au supérieur hiérarchique.

Observations Le congé prend effet au jour de constatation médicale de la maladie et est attribué pour la durée fixée par le médecin prescripteur, indépendamment des vacances scolaires.

Pendant un congé de maladie ordinaire, les droits à avancement et à la retraite sont conservés.

Durée et rémunération
3 mois à Plein traitement (90 j)
9 mois à Demi-traitement (270 j)

Le décompte des jours obtenus à plein traitement ne se fait ni par année scolaire, ni par année civile, mais par année de date à date.

L’appréciation des droits est réalisée au jour le jour, selon le système de décompte dit « de l’année de référence mobile ».

2 – CONGE DE LONGUE MALADIE (CLM)

Conditions d’attribution Un congé de longue maladie (CLM) est attribué lorsque le fonctionnaire est atteint d’une affection dont le caractère invalidant et de gravité nécessite des soins prolongés contre indiquant toute activité professionnelle.

La décision d’attribution est prise au niveau départemental, par le comité Médical, pour les maladies répertoriées par l’arrêté ministériel du 14/03/1986.

Elle nécessite l’avis du Comité Médical Supérieur, pour les affections « hors-liste ».

Observations La demande d’attribution d’un CLM (sous forme de lettre) doit être adressée au supérieur hiérarchique avec :
un certificat du médecin traitant attestant que la maladie justifie l’octroi d’un tel congé (en raison du secret médical, ce certificat « administratif » ne spécifie jamais, le diagnostic).
Un certificat médical détaillé, sous pli confidentiel cacheté, destiné au Comité médical.

Pendant un congé de longue maladie
les droits à avancement et à la retraite sont conservés
le poste n’est pas porté vacant.

Durée et rémunération
1 an à Plein Traitement
2 ans à Demi Traitement

Le fonctionnaire retrouve l’intégralité de ses droits (1 an à plein traitement et 2 ans à demi-traitement) en cas de reprise effective de ses fonctions pendant un an (12 mois consécutifs ou addition de périodes de reprise d’activité).

3 – CONGE DE LONGUE DUREE (CLD)

Conditions d’attribution Un congé de longue durée (CLD) est attribué lorsque le fonctionnaire est atteint d’une des 5 affections suivantes : tuberculose, maladie mentale, cancer, poliomyélite, déficit immunitaire grave et acquis.

Dans un premier temps, si le fonctionnaire peut y prétendre, le congé est attribué au titre de la longue maladie (CLM)

Ce n’est qu’à l’issue de la première année de plein traitement que ce congé de longue maladie (CLM) est transformé en congé de longue durée (CLD) pour deux années supplémentaires à plein traitement.

Observations Le fonctionnaire peut s’opposer à la transformation du congé de longue maladie (CLM) en congé de longue durée (CLD) mais son choix est irrévocable.

Pendant un congé de longue durée :
les droits à avancement et à la retraite sont conservés
l’Administration peut disposer du poste.

Durée et rémunération
3 ans à Plein traitement
2 ans à Demi-traitement

Pour chacun des 5 groupes de maladies ouvrant droit à ce type de congé.

S’il est reconnu que la maladie a été contractée « dans l’exercice des fonctions », la durée du congé est portée à 5 ans de plein traitement et 3 ans de demi-traitement.

Tout savoir sur les retraites des fonctionnaires

Article publié le lundi 31 janvier 2011.

L’Unsa a réalisé un guide sur la retraite des fonctionnaires.

En effet, les conséquences, pour les agents de la Fonction publique, de la loi du 9 novembre 2010, sont importants. Il est indispensable que chacune et chacun d’entre vous dispose d’un guide qui précise dans quelles conditions vous serez touché(e)s par la mise en oeuvre de la loi.

Cette brochure est un excellent complément au guide SE-Unsa concernant la retraite des enseignants.

>> Retrouvez le guide SE-Unsa en cliquant ici

Retrouvez le guide Unsa
ci-dessous

Congé de formation professionnelle

Article publié le samedi 1er janvier 2011.

Textes de référence Décret n°85-607 du 14 juin 1985
Note de service n° 89.103 du 28 avril 1989

Conditions Etre en position d’activité ou en instance de réintégration Avoir accompli au moins 3 ans de services effectifs (titulaires, stagiaires ou auxiliaires). La formation doit être agréée par l’Education Nationale.

Durée du congé et montant de l’indemnité :La durée ne peut excéder 3 ans sur l’ensemble de la carrière. Une indemnité forfaitaire mensuelle est versée seulement pendant douze mois dans la carrière. Elle est égale à 85 % du traitement brut et de l’indemnité de résidence. Les deux autres années ne sont pas rémunérées. Elle est calculée sur la base de l’indice que l’enseignant détient au moment de sa mise en congé. Un fonctionnaire à temps partiel perçoit 85 % du traitement  » réduit « .

Demande de congé La demande de congé de formation doit indiquer :
- les dates de début et de fin de la formation
- sa durée
- sa nature
- le nom de l’organisme responsable de la formation
- un dossier détaillé de projet de congé de formation professionnelle

Situation administrative : Pendant son congé de formation, le fonctionnaire est en position d’activité. Il conserve son poste. Le temps passé en congé de formation professionnelle est valable pour l’ancienneté et entre en compte pour le calcul des promotions d’échelon et de changement de corps. Il compte également pour la retraite et donne lieu aux retenues pour pension civile. Le cas échéant, l’indemnité représentative de logement, est maintenue ainsi que l’intégralité du supplément familial de traitement.

Obligations : A la fin de chaque mois adresser à la division des personnels enseignants une attestation de présence de formation du mois écoulé faute de quoi le traitement peut être suspendu. Les bénéficiaires s’engagent à rester au service de l’état pendant une durée égale au triple de celle pour laquelle ils auront perçu l’indemnité mensuelle forfaitaire.

Refondation de l’Ecole: La valorisation de l’enseignement professionnel

Article publié le vendredi 14 septembre 2012.

Refondation de l’École
Contribution du SE-UNSA

Introduction

En préambule, le SE-UNSA souhaite rappeler 5 idées-forces émergeant des travaux des chercheurs et que tout acteur du système éducatif doit avoir à l’esprit dans le cadre d’une réflexion sur la voie professionnelle et la réforme actuellement mise en oeuvre :

1. La formation initiale joue un rôle de signal essentiel auprès des employeurs : posséder un diplôme, quel qu’en soit le niveau, constitue un atout majeur pour l’insertion.

  • Les politiques mises en œuvre doivent avoir comme priorité absolue de conduire 100% des élèves à l’acquisition d’un diplôme.

2. Dans le processus d’insertion dans l’emploi, c’est le niveau de formation, bien plus que le mode de formation qui joue un rôle décisif.

  • Les politiques mises en œuvre doivent avoir pour objectif l’élévation du niveau de qualification.

3. L’apprentissage n’est pas globalement la réponse à la difficulté d’insertion des jeunes dans l’emploi. En effet, le développement récent de l’apprentissage ne s’adresse pas aux jeunes les plus en difficulté, ceux qui connaissent le plus de difficultés d’insertion mais se situe plutôt au niveau III, pour des jeunes possédant déjà un bon niveau scolaire et qui ne connaissent pas de difficultés majeures d’insertion. De plus, de nombreux jeunes sont confrontés, en particulier dans les spécialités de service, à des formes de discrimination qui rendent très difficile l’accès à un lieu d’apprentissage.

  • Les politiques mises en œuvre ne peuvent se résumer à une promotion tous azimuts de l’apprentissage comme le remède au chômage des jeunes.

4. L’adéquation emploi-formation est hypothétique, même sur le plan local.

  • La carte des formations ne devrait pas être élaborée uniquement en relation étroite avec le marché local de l’emploi mais elle devrait plutôt répondre à la demande de formation des jeunes.

5. La caractéristique essentielle de la formation professionnelle, c’est sa diversité. Toute généralisation se révèle impraticable et contre-productive.

  • Les politiques mises en œuvre doivent prendre en compte cette diversité : les solutions uniformes, aussi technocratiquement et budgétairement satisfaisantes soient-elles, sont à proscrire.

Le SE-Unsa est attaché à la promotion de la voie professionnelle. C’est à ce titre qu’il s’était impliqué fortement dans les discussions avec le ministère pour l’élaboration de la réforme. Notre syndicat n’a pas validé, au terme du processus, le projet ministériel, parce qu’il n’a pas créé les conditions de la réussite de tous.

Au contraire, par la standardisation des cursus, sans les moyens complémentaires suffisants pour répondre aux besoins de chaque élève, cette réforme ne conduit pas à une meilleure réussite des publics actuellement scolarisés dans la voie. Le problème de l’orientation en lien avec la dépendance très forte à la proximité géographique est également un élément important de la réflexion, et de ce point de vue, le contexte de « rationalisation » des moyens s’est révélé particulièrement défavorable.

Nos propositions :

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Voir aussi les contributions de l’Unsa Éducation

Accès à la titularisation des contractuels : vers des examens professionnels et concours réservés dès 2013

Article publié le mercredi 4 juillet 2012.

Un comité de suivi relatif à la mise en œuvre de la loi du 12 mars 2012 a eu lieu ce mercredi 04 juillet. L’UNSA, qui exigeait sa tenue depuis longtemps, y siégeait en tant que signataire du protocole fonction publique du 31 mars 2011 (contrairement à la FSU et solidaires). Cette instance a permis à l’administration de proposer aux organisations syndicales présentes les projets de décrets relatifs à la titularisation qui seront présentées au Comité Technique Ministériel le 19 juillet prochain. Jusqu’à présent, l’examen professionnel avait été rayé des projets du ministère alors que le protocole signé prévoyait ce dispositif comme un des accès à la titularisation. Les différentes interventions de l’UNSA ont payé ! Nous avons maintenant la confirmation de l’organisation d’examens professionnels pour les PLP et PE et des concours réservés pour les certifiés, PEPS, les CPE et les COP pour la prochaine session. Les recrutements réservés seront poursuivis jusqu’en 2016.

Continuer la lecture de Accès à la titularisation des contractuels : vers des examens professionnels et concours réservés dès 2013

Voie pro : diplôme intermédiaire à revoir

Article publié le mardi 4 septembre 2012.

L’inspection générale de l’Éducation nationale (IGEN) a récemment rendu un rapport sur la certification intermédiaire dans le cycle conduisant au bac professionnel. Elle souligne que le diplôme intermédiaire «participe à la sécurisation des parcours», mais qu’avec 25% d’échec «il demeure des marges de manœuvre importantes en termes de réussite». Continuer la lecture de Voie pro : diplôme intermédiaire à revoir

Décrets sur les obligations de services

Décret n°50-581 du 25 mai 1950 sur les obligations réglemantaires de services (Enseignement général)

Décret n°50-582 du 25 mai 1950 les obligations réglementaires de services dans l’Enseignement technique

Décret n°86-492 Les obligations règlementaires de services des PEGC

– Décret n°80-28 du 10 janvier 1980 Les obligations règlementaires de services des documentalistes

On y trouve notamment les décharges réglementaires de service (heure de chaire, heure de labo, exercice sur 3 établissements etc…)

Rôle du professeur principal dans les collèges et les lycées

Fonction de professeur principal – Circulaire n°93-087 du 21 janvier 1993

Heure de vie de classe en collège – BO n°23 du 10 juin 99

Heure de vie de classe en lycée – Note de service n° 99-073 du 20/O5/1999

Circulaire de rentrée 2007 instaurant l’entretien en classe de 1ere

Circulaire n°2006-213 DU 14-12-2006 sur la « Mise en place d’un entretien d’orientation au bénéfice des élèves de troisième »

Circulaire note de vie scolaire

L’ IFSS Ens. Enf / Ado. Déficients / Inadaptés

Une indemnité forfaitaire pour les personnels d’enseignement du second degré exerçant dans les classes Segpa UPI et classes relais

Le décret n° 68-0601 du 5 juillet 1968 modifié par le décret 76-201 du 24 février 1976 a créé une indemnité  forfaitaire pour sujétions spéciales au bénéfice des personnels d’enseignement général, technique et professionnel du second degré et exerçant dans des classes destinées aux enfants et adolescents déficients et inadaptés.

L’arrêté du 26 janvier 1988 fixe le montant de cette indemnité à  462,38 €. Ce taux ne sera plus revalorisé. Cette indemnité ne suit pas la valeur du point indiciaire de la  fonction publique.

La circulaire n° IV-69-289 du 17 juin 1969 précise que cette indemnité, justifiée par les sujétions spéciales auxquelles sont astreints ces personnels par leur affectation dans les établissements et les classes en cause, est liée à l’exercice effectif des fonctions.

Seuls les enseignants qui assurent la totalité de leur service dans ces classes devraient percevoir cette indemnité. Toutefois, compte tenu du fait que les enseignants qui exercent, le cas échéant, une partie de leur service dans ces classes sont également soumis, à raison de ce service, aux sujétions ouvrant droit à l’attribution de l’indemnité. Il est possible de leur attribuer celle-ci, au prorata de leur temps d’exercice

 Les unités pédagogiques d’intégration (UPI) et les classes relais, ouvrent droit au versement de l’indemnité pour les enseignants du second degré qui y exercent leurs fonctions.

 Les maîtres-auxiliaires peuvent prétendre à cette indemnité dans la mesure où ils sont nommés sur des postes ouvrant droit à ladite indemnité.

Les enseignants des classes indifférenciées accueillant des enfants déficients et handicapés ne peuvent pas prétendre au bénéfice de cette indemnité.

Les chefs de travaux qui exercent leurs fonctions dans les établissements régionaux d’enseignement adapté (EREA) ne peuvent bénéficier de cette indemnité.

(Sur fiche de paie code 234)

Le SE-UNSA académique : nos convictions, nos spécificités

Notre première originalité

Rassembler dans le même syndicat, des enseignants de toutes catégories, de la maternelle au lycée. Ainsi, chacun trouve réponse à ses problèmes catégoriels spécifiques, mais dans un cadre général permettant de dépasser les particularités.

Nos élèves parcourent tout le système scolaire : comment bâtir la continuité éducative dont ils ont besoin avec des enseignants isolés les uns des autres ?

 Notre deuxième originalité

Ajouter au choix de l’unité celui de la responsabilité. Nous sommes attachés aux valeurs du service public d’éducation. Mais on ne peut prôner les principes et les nier dans ses comportements. Au SE-UNSA, nous cherchons la cohérence et la crédibilité dans nos revendications et nos actions. Si vous pensez : > que l’efficacité ne se mesure pas qu’à l’agitation, > que l’action n’est pas une fin en soi, mais un moyen pour obtenir des résultats, alors, venez nous rejoindre au Syndicat des Enseignants.

 

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Les nouvelles évaluations en EPS : c’est maintenant !

Article publié le jeudi 6 septembre 2012.

Cette rentrée 2012 est marquée par de nouveaux textes officiels sur les évaluations en EPS. Brevet, Bac, options, il y a du changement dans l’air !

Le Bulletin officiel du 19 juillet précise les nouvelles modalités d’application des épreuves dans l’ensemble des établissements. L’année dernière, le SE-Unsa a participé activement à la modification de ces textes pour les rendre adaptables le plus possible au terrain, à notre métier.

  • La nouveauté importante concerne le collège. Un protocole d’évaluation pour le brevet en EPS devra être mis en place par les équipes enseignantes. Il s’agira de proposer trois Apsa de trois compétences propres différentes. Ces trois activités constitueront la note EPS du brevet. Au regard de l’arrivée tardive du BO, le SE-Unsa a obtenu de l’Inspection générale toute la clémence des IPR pour sa mise en place.
  • Côté lycée général, nous débutons la troisième année de mise en place de la réforme. En EPS, il s’agira d’appliquer les nouveaux référentiels (variation très faible) proposés et de construire des menus Bac de trois activités de trois compétences propres différentes.
  • Pour le lycée professionnel, le SE-Unsa a fait remonter les difficultés de mise en place des derniers textes.
  • Enfin pour les options EPS et l’enseignement de détermination, les modifications concernent essentiellement les activités proposées.

Ces changements d’évaluations en EPS s’adaptent à la volonté de l’Inspection générale de tisser un lien entre les trois niveaux d’enseignement à travers les niveaux d’exigences (du niveau 1 en sixième jusqu’au niveau 5 au lycée).
Un travail important attend donc les équipes EPS en cette rentrée pour adapter leurs protocoles d’évaluations. Cette nouvelle nomenclature ne devrait pas bouger pendant 10 ans selon l’IG.

Le SE-Unsa vous proposera très rapidement un outil complet récapitulatif des évaluations en EPS.

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