Passage à la classe exceptionnelle

Article publié le vendredi 8 avril 2011.
La classe exceptionnelle
La classe exceptionnelle n’existe que pour les corps des PEGC et de CE d’EPS.
Le passage à la classe exceptionnelle se fait par liste d’aptitude. Faire acte de candidature n’est plus nécessaire.
Peuvent être promus à la classe exceptionnelle les personnels qui ont atteint le cinquième échelon de la hors-classe.
Le passage à la classe exceptionnelle se fait en fonction d’un barème prenant en compte l’échelon atteint et le nombre d’années d’exercice dans le 6ème échelon de la hors-classe
Le changement d’échelon dans la hors-classe ou la classe exceptionnelle se fait au même rythme pour tous.

Changement de corps

Article publié le vendredi 1er janvier 2010.

Les promotions par liste d’aptitude.

Les modalités d’inscription sur les listes d’aptitude paraissent chaque année au BO. L’inscription est annuelle par Internet (SIAP) ou sur les serveurs télématiques académiques pour les listes d’aptitude du second degré, par courrier adressé à l’inspecteur d’académie par la voie hiérarchique pour la liste d’aptitude à l’accès au corps de professeur des écoles.

Agrégés :

depuis 1999, l’accès au corps des agrégés n’est plus laissé à la seule initiative des recteurs… Désormais les candidats peuvent librement postuler. Le SE-UNSA revendique un barème établi sur des critères objectifs.

Les académies après consultation des CAPA font remonter au ministère des propositions de promotion classées qui sont ensuite étudiées et validées par le ministère après CAPN.

>> Retrouvez le nombre de postes offerts pour l’accès au corps des agrégés par liste d’aptitude en cliquant ici

 

Intégration des AE (décret de 89) :

les quelques AE restant peuvent accéder au corps des certifiés, des professeurs d’EPS, des PLP et des CPE. Il leur faut exercer des fonctions correspondant à l’un de ces corps.

 

Pour tout renseignement concernant les flux d’accès ou le barème du dernier promu n’hésitez pas à prendre contact avec votre section départementale ou académique

 

 

Autorisations d’absence

Article publié le vendredi 16 décembre 2005.

Textes de référence :
Instruction n°7 du 23 mars 1950
Arrêté du 3.05.1989 fixant de la liste des maladies
Circulaire FP n°1864 du 9.08.1995

Les enseignants peuvent solliciter des autorisations d’absences qui sont de la responsabilité de l’IEN. Elles sont généralement rémunérées et de courte durée.

Mariage

Le texte fonction publique prévoit 5 jours ouvrables : cette autorisation est rarement accordée, car les enseignants ont la possibilité de se marier pendant les congés scolaires.

Décès du conjoint, du père, de la mère ou d’un enfant, événement familial grave Décès ou maladie très grave d’un proche

3 jours ouvrables plus 48 heures de délais de route éventuels

Soins à enfant malade

Circulaire FP n° 1475 du 20/07/92.
Circulaire EN 83-164 du 13/04/83.
Durée maximale annuelle égale à la totalité des obligations hebdomadaires de service augmentée d’une journée (ex : 11 demi-journées dans le cas d’un enseignant du 1e degré)
Cette durée peut être doublée si le parent est isolé.
Pas de retenue de salaire

Maladie contagieuse du conjoint ou concubin

Arrêté du 3/05/50.
Autorisation de plein droit, sur certificat médical
Pas de retenue de salaire

Rubéole dans le voisinage de travail d’une agent enceinte

Circulaire FP n° 1864 du 9/08/95
Autorisation de plein droit si l’état de grossesse est inférieur à 4 mois.
Pas de retenue de salaire

Adoption

Circulaire FP. N° 1864 du 9/08/95.
Autorisation de plein droit accordée à celui des parents ne bénéficiant pas du congé d’adoption.
Trois jours ouvrables inclus dans les quinze jours entourant l’arrivée au foyer (consécutifs ou non).
Pas de retenue de salaire.

Concours et examens administratifs organisés par l’Education nationale

NS 97-168 du 30/07/97 circulaire 65-123 du 13/03/65.
Deux jours ouvrables consécutifs précédant le début des épreuves.
Pas de retenue de salaire

Autorisations d’absence pouvant être accordées à l’occasion des principales fêtes religieuses des différentes confessions

Circulaire FP/ n° 901 du 23 septembre 1967
Les chefs de service peuvent accorder à leurs agents une autorisation d’absence pour participer à une fête religieuse correspondant à leur confession dans la mesure où cette absence est compatible avec le fonctionnement normal du service.
Fêtes catholiques et protestantes
Les principales fêtes sont prises en compte au titre du calendrier des fêtes légales.
Fêtes orthodoxes
– Théophanie : selon le calendrier grégorien ou julien
– Grand Vendredi Saint
– Ascension
Fêtes arméniennes
– Fête de la Nativité
– Fête de Saint Vartanants,
– Commémoration du 24 avril.
Fêtes musulmanes
– Aïd El Adha,
– Al Mawlid Ennabi,
–  Aïd El Fitr.
Les dates de ces fêtes étant fixées à un jour près, les autorisations d’absence pourront être accordées, sur demande de l’agent, avec un décalage en plus ou en moins. Ces fêtes commencent la veille au soir.
Fêtes juives
– Chavouot (Pentecôte)
– Roch Hachana (Jour de l’an) ;
– Yom Kippour (Jour du Grand pardon).
Ces fêtes commencent la veille au soir.
Fête bouddhiste
– Fête du Vesak (“Jour du Bouddha”).

Congé de non activité pour raison d’études

Article publié le samedi 1er janvier 2011.

Textes de référence

Note de service n° 90-248 du 30 août 1990
RLR 806-6

Le congé de non activité pour raison d’études s’adresse aux personnels enseignants titulaires qui souhaitent poursuivre ou parfaire des études d’intérêt professionnel :
- préparation d’un concours de recrutement d’enseignants ;
- préparation d’un diplôme universitaire permettant de compléter leur formation universitaire ou pédagogique ;
- poursuite d’études présentant un caractère d’intérêt professionnel. Le congé est accordé pour une période d’une année scolaire (du 1er septembre au 31 août), renouvelable dans la limite de cinq années pendant l’ensemble de la carrière. L’enseignant placé dans cette position ne perçoit pas de traitement, mais continue à bénéficier de ses droits à la retraite, sous réserve de verser la retenue légale calculée sur le traitement afférent à l’échelon détenu lors de la mise en congé. Les droits à l’avancement sont interrompus durant cette période.

Temps de travail

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le temps de travail des enseignants ne se limite pas aux heures de cours. Outre les préparations, et les corrections, concertation, tutorat et suivi individualisé des élèves, contact avec les familles et l’environnement des établissements, élaboration de projets,… font partie de leur charge de travail.
L’ensemble de ces missions entraîne une charge de travail qui dépasse largement le cadre des 35 heures hebdomadaires et il n’est pas acceptable qu’une partie de ce travail repose sur des heures supplémentaires ou sur du bénévolat. Les documentalistes et les chefs de travaux, dont les obligations de service dépassent les 35 heures hebdomadaires sont concernés au premier rang.
L’ensemble des missions doit être pris en compte dans le cadre d’un aménagement horaire des obligations de service ; à cet effet, le SE Unsa exige que 3 heures soient clairement dégagées dans le service hebdomadaire des enseignants, afin qu’ils puissent assumer pleinement leur rôle pour la concertation, l’aide et le suivi des élèves

Article publié le mardi 18 janvier 2005.

Remplacements courts

Remplacements courts

Depuis le 1er janvier 2006, et sur la base de deux décrets imposés par le gouvernement, les remplacements peuvent être imposés par le chef d’établissement.

Pour le SE-UNSA, le dispositif est inadapté. Il nie la continuité pédagogique de l’acte d’enseignement, ignore les réalités de fonctionnement des établissements (alignements horaires, petits établissements…). Il répond plus à une volonté démagogique qu’à une réponse efficace aux troubles dénoncés. En ignorant le remplacement long et le trop faible taux de titulaires remplaçants, le ministère s’exonère , à bon compte , de toute responsabilité.

Qui est concerné ?
Tout le monde sauf : les personnels bénéficiaires d’un temps partiel de droit dont l’accord doit être systématiquement obtenu, les PEGC. Ces derniers ne ressortent pas du décret 50-581 (les corps de PEGC n’existaient pas à cette date) et leur décret statutaire n’est pas modifié par le décret sur les remplacements.

Combien d’heures ?
Au maximum 60 dans l’année. Il ne peut pas être imposé plus de 5HS par semaine tous types confondus. Un enseignant dont les obligations de service prévoient 18 heures d’enseignement ne peut pas être amené à plus de 23 heures (HSA, HSE… comprises)

Quelle rémunération ?
Ces heures sont rémunérées au taux des HSE.

 

Bonifications indiciaires

Bonifications indiciaires (B.I. et N.B.I.)
Article publié le mardi 29 novembre 2011.

Les Bonifications Indiciaires

Elles s’ajoutent à l’indice détenu dans le corps d’origine. Deux bonifications indiciaires ne sont généralement pas cumulables, sauf pour les directeurs d’école (bonification indiciaire et nouvelle bonification indiciaire)
La Nouvelle Bonification Indiciaire (NBI)
La NBI est attribuée pour l’exercice d’une responsabilité ou technicité particulière ou pour une affectation en zone sensible. Elle est liée à l’exercice de la fonction et peut être versée au prorata du temps de travail effectué. Une NBI peut également être versée dans le cadre de la politique de la ville. Pour les coordinateurs ZEP et les enseignants en CLIN ou les classes d’accueil situées en ZEP, elle se substitue, en général, à l’ISS ZEP. Tous les directeurs perçoivent une NNI de 8 points.

les écueils de la réforme pointés par un rapport sénatorial

Un rapport du Sénat pointe les écueils de la réforme

Madame Brigitte Gonthier-Maurin, sénatrice des Hauts-de-Seine, pointe les écueils de la réforme de la voie professionnelle dans un rapport concernant le projet de loi de finances.

Elle constate qu’ « à l’épreuve des faits, malgré la mobilisation intacte de l’ensemble des personnels, enseignants, administratifs et chefs d’établissement, [ …] que la réforme ne parvient pas à répondre aux nombreuses inquiétudes qu’elle a suscitées ».

Avis du SE-Unsa
Mme Gonthier-Maurin rejoint notre analyse. Dès le début, le SE-Unsa a dénoncé la généralisation du bac pro 3 ans, et avec la suppression les BEP, la disparition de beaucoup de formations de niveau V de proximité.
Malgré l’augmentation des capacités d’accueil en CAP, l’accès à une formation de niveau V s’est raréfié pour beaucoup de jeunes, particulièrement en zone rurale. Si bien que, par endroits, des jeunes intègrent un bac Pro faute de place en CAP.
Dans le même temps, nous assistons à une massification en bac professionnel. Si le nombre de lauréats en bac Pro augmente, le pourcentage de réussite, lui, diminue de façon significative.
Parallèlement, les taux d’érosion entre la 2nde/1ère et la 1ère/term sont considérables (de l’ordre de 15%). Mais où vont ces jeunes ? Apprentissage, MGI, dans la rue ?
Comme le souligne la sénatrice, si l’un des objectifs de la réforme se réalise (augmentation du nombre de bacheliers), c’est au détriment de l’autre, en l’occurrence du nombre de sorties sans qualification.
Peut-on parler dans ce cas de sécurisation des parcours avec la certification intermédiaire ?
Le SE-Unsa dénonce ce concept déconnecté de toute progression pédagogique. Cette certification n’est pas porteuse de sens pour les élèves et complexifie les tâches organisationnelles des enseignants avec les épreuves de CCF.
En conclusion, ce sont les élèves les plus fragiles qui sont les-laissés-pour-compte de cette réforme. C’est tout simplement scandaleux !
Le SE-Unsa n’aura de cesse de continuer son combat pour un véritable service public d’enseignement professionnel.

Digest sur le rapoort senato

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EDUCATION PRIORITAIRE: la Cour des Comptes pointe une répartition injuste des moyens

Article parue dans la revue Se-Unsa Second degré mai 2012

 « La répartition  injuste des  moyens  entre établissements aggrave les inégalités scolaires »

Au terme d’un an d’enquête, c’est  la conclusion d’un rapport provisoire de la Cour des Comptes cité par Le Monde du 12 avril 2012. Ce rapport  corrobore les résultats de l’enquête PISA 2009 qui pointait du doigt l’ « inégalité scolaire persistante » du  système éducatif français. D’après cette enquête, les disparités sociales expliquent 17% des différences de résultats chez les élèves français alors que la moyenne des pays de l’OCDE est de 14%.

Un problème de méthode dans la répartition des moyens

Ces inégalités qui se renforcent tiennent largement à la méthode retenue par le ministère à l’heure de répartir les moyens aux académies: elle ne tient ni compte du nombre d’ élèves, ni de leur milieu social , ni de leurs résultats aux évaluations au moment d’octroyer les postes d’enseignants, tous chiffres connus et donc exploitables…Au lieu de se fonder sur ces critères objectifs en vue d’une distribution équitable, on applique une pure logique comptable, voire « au petit bonheur la chance »: plus une académie est grande, plus elle est ponctionnée en période de récupération des postes et plus son tour arrive tard dans le dialogue de gestion entre le ministère et les académies, moins il reste de postes de profs à distribuer.

Non, les ZEP ne sont pas favorisées!

   Alors, NON, les ZEP ne sont pas favorisées, contrairement à ce que le Ministère voudrait faire croire: dans ses calculs, l’Etat met toujours en avant les primes et autres crédits pédagogiques octroyés aux ZEP, qu’il chiffre à 922 millions d’euros   mais il omet, fort à propos,  de prendre en compte le fait qu’on affecte dans les zones défavorisées  les profs qui coûtent le moins cher, parce qu’ils sont les plus jeunes..Même ainsi le compte n’y est pas:  la cour des Compte des Comptes mentionne qu’ en 2010 l’Etat a dépensé 47% de plus pour former un élève parisien que pour former un banlieusard de Créteil…

Le Se-UNSA s’insurge contre cette inégalité de traitement des territoires consistant à donner plus à ceux qui ont déjà beaucoup et à doter chichement ceux qui nécessiteraient un intérêt accru.

La situation des ZEP alsaciennes

Dans une éducation devenue si peu nationale, s’ajoute à cela que selon l’Académie où il se trouve, un établissement ZEP sera doté différemment. Rappelons ainsi que dans le Bas-Rhin, les ZEP strasbourgeoises ont vu leurs moyens horaires  baisser de 4% entre 2010 et 2012 alors que les effectifs sont restés stables, en vertu d’un « principe de solidarité entre établissements » systématiquement avancé par le rectorat, principe des plus scandaleux puisqu’il annule la mission étatique d’assurer l’égalité des chances!

Les jeunes des quartiers populaires subissent ainsi une triple peine: un échec scolaire important, un taux de chômage  deux fois supérieur à la moyenne, et désormais une inégalité de traitement des territoires qui s’assimilent à un abandon de l’Etat. On a envie de rajouter qu’en prime, ils sont les cobayes des expériences les plus hasardeuses de l’Etat quand il s’essaie, par exemple, à libéraliser l’éducation en créant des établissements ECLAIR sommés aujourd’hui de faire mieux, mais sans plus,   sous peine de recevoir encore moins…

 A qui la faute?

Le Se-UNSA pointe comme le fait la Cour des Comptes, l‘absence de pilotage national et de politique volontariste de la part des ministres successifs pour lutter contre les inégalités scolaires.

Il faut en finir avec les tentatives pour se donner bonne conscience ( les internats d’excellence pour sauver « quelques enfants pauvres » ) et autres « ripolinages » successifs: des ZEP, aux RAR et des RAR aux ECLAIRS (à moyens constants, sacré progrès!). Que ne va-t-on pas encore inventer comme mesurette médiatique, dont l’absence d’envergure et de rationalité permettra ensuite d’en justifier l’inefficacité?

Il est temps de refonder l’Education prioritaire et de remettre de l’ordre, de l’équité et de la justice dans l’organisation de notre Ecole!

un programme de sensibilisation des élèves au dialogue social, au droit du travail

Avis aux professeurs et aux CPE

Dans le cadre d’une mission de service civique validée par le ministère de l’éducation et le secrétariat général à la jeunesse et les solidarités actives, nous proposons aux diverses structures éducatives et notamment aux lycées, un programme de sensibilisation des élèves aux acteurs du dialogue social, au droit du travail et à la participation démocratique, visant principalement les terminales (générales, technologiques et professionnelles) ainsi que les CAP.

L’intervention se réalise sur deux heures, durant lesquelles la focale est mise sur la participation des élèves et sur leur production commune (débats, jeu de rôle, travail en petits groupes). Des supports médiatiques (extraits de films, power-point ludique, clips) sont utilisés pour servir l’objectif. Tout le matériel pédagogique étant prêt, nous recherchons activement des professeurs de sciences économiques et sociales, de gestion et vente ainsi que d’histoire-géo intéressés pour intégrer cette intervention dans leur programme de cours. Des interventions précédentes dans divers établissements de la région ont produit des retours positifs, aussi nous aimerions étendre l’expérience en vous y associant! L’intervention est totalement bénévole de notre part et ne sollicite aucune aide particulière, si ce n’est votre coopération pour prévenir les élèves de l’importance que peut revêtir cette formation, en l’intégrant à une thématique que vous aborderiez avec eux.

Nous serions ravis de pouvoir en discuter avec ceux que ce projet intéresse, pour présenter le détail des interventions et les associer harmonieusement avec les cours.

N’hésitez donc pas à en parler à votre proviseur et à nous contacter directement au 06 86 24 15 85, ou par courriel à cette adresse:

servicecivique.unsa67@gmail.com, avec pour objet le nom du programme: « Ensemble, Construisons la Démocratie au Travail ».

 

une intersyndicale pour défendre la voie pro

Action intersyndicale voie pro

Depuis plusieurs mois, différentes déclarations venant du président de la République, du gouvernement, mais aussi de responsables politiques des Régions et de l’ARF convergent pour demander un développement important de l’apprentissage.

Ainsi Nicolas Sarkozy a envisagé « la possibilité de rendre obligatoire l’alternance lors des dernières années de préparation au Baccalauréat professionnel et au CAP ». Si pour le président alternance signifie apprentissage, 250 000 jeunes se verraient imposer ce mode de formation chaque année.

Malgré les aides importantes promises par l’État aux employeurs (notamment les exonérations de charges qui grèvent le budget de la protection sociale) et la politique de communication des régions visant à promouvoir les formations par apprentissage qui sont de leur responsabilité depuis plusieurs années, les objectifs fixés ne sont pas atteints. Les difficultés sont nombreuses : difficultés tant structurelles que conjoncturelles à trouver un employeur ; crise économique ; discriminations sexuelle, sociale, raciale ; ruptures de contrats, etc. La généralisation de l’apprentissage à des niveaux V et IV ne répond ni à tous les besoins réels de formation initiale ni à la nécessaire élévation du niveau de qualification des jeunes.

Par ailleurs, l’Association des Régions de France revendique un pilotage plus important voire complet des lycées et notamment de l’enseignement professionnel, de l’enseignement agricole et de l’orientation. Les conséquences de ces transferts, quelle que soit leur ampleur, seraient nombreuses tant pour les publics en formation que pour les personnels. Le transfert de la gestion des personnels aux régions les amènerait, comme les personnels TOS, à perdre le statut de fonctionnaire d’État.

Les organisations Se-UNSA ,Sgen-CFDT, CGT Educ’action, Snuep-FSU, Snep-FSU, Snetap-FSU, Sud Education, FO, Sncl-FAEN, réunies en intersyndicale le 5 décembre 2012 :

– s’opposent à la priorité politique affichée de développer exclusivement l’apprentissage et à une mixité contrainte des publics et des parcours, ainsi qu’à tout transfert des compétences de l’Etat en matière de diplômes nationaux, de programmes et de conditions de recrutement des personnels de l’enseignement professionnel public sous statut scolaire vers les régions.

– dénoncent la casse organisée de l’enseignement professionnel sous statut scolaire

– exigent que soit réaffirmée la priorité à un enseignement public, initial, laïque et sous statut scolaire

– interpellent les ministres de l’Éducation Nationale et de l’Agriculture, ainsi que l’ARF et sollicitent auprès de chacun une audience pour clarifier l’ensemble des récentes prises de position.

NOUVEAU BAC PRO Gestion et Administration

La filière tertiaire administrative met en place une nouvelle qualification professionnelle de niveau IV qui devrait offrir de meilleures perspectives d’insertion professionnelle. Au regard des flux d’élèves et du nombre d’enseignants concernés, les enjeux sont élevés.

Dès la rentrée 2012, le bac pro gestion et administration remplacera les bacs pro secrétariat et comptabilité. Les contenus de formation étaient devenus largement obsolètes et ne correspondaient plus aux besoins des entreprises qui proposaient de moins en moins de terrains de stages et surtout d’emplois à la sortie.

  •  Le nouveau bac pro affiche des contenus ambitieux et propose des innovations pédagogiques :
  • développement d’une multivalence adaptée aux gisements d’emplois dans les petites structures ;
  • introduction d’ateliers rédactionnels spécifiques pour une meilleure maîtrise de la langue écrite ;
  • introduction d’un passeport professionnel, portefeuille des activités professionnelles, constitué par l’élève et servant de support à l’évaluation des compétences ;

* place importante des TIC.

Outre une meilleure insertion professionnelle, le nouveau bac pro offrira des poursuites d’études plus larges.

La rénovation était indispensable, mais prend-elle bien en compte les élèves les plus fragiles, scolarisés jusqu’à maintenant dans cette filière ?

Quant aux enseignants, ils devront bénéficier de plans de formation et d’accompagnement solides. C’est principalement le cas des enseignants en comptabilité. L’état de la formation continue dans les académies ne peut que les inquiéter. Enfin, la rénovation ne doit pas se traduire par une révision drastique des capacités d’accueil. La « rationalisation » des cartes de formations voulue par le ministère fera-t-elle à nouveau des ravages ? Vu le contexte budgétaire, nous pouvons avoir des doutes sur la qualité de l’accompagnement des enseignants dans le cadre de cette rénovation.

La carte scolaire: la voie pro sacrifiée

Budget : la voie pro sacrifiée !
 La future carte scolaire s’annonce à nouveau désastreuse. Avec la suppression des groupes de terminale d’ex-BEP, la dernière vague de la réforme du Bac pro 3 ans va balayer un nombre considérable de postes ; 668 en prévision.

Par ailleurs, la subvention aux établissements pour les élèves de LP sera elle aussi gravement amputée ; elle sera de 25,50€ par élève, soit une diminution de 25% sur 3 ans. Quid des remboursements de frais de déplacement des élèves pour leurs stages ? Le SE-Unsa dénonce cette paupérisation organisée.

De plus, l’organisation de l’offre de formation sera à nouveau utilisée comme levier d’économies budgétaires avec une montée en puissance de l’apprentissage qui, lui, bénéficiera de 48% d’augmentation en dépenses de personnels. En clair, pour les formations sous statut scolaire, cela se traduira par moins de CAP, plus de regroupements et de suppressions de sections.

La carte des formations est débattue dans les comités techniques académiques et départementaux. Le SE-Unsa siège dans ces comités en Alsace avec les seuls autres deux  sgen et fsu . Vous pouvez compter sur lui pour porter vos revendications. Il s’opposera aux suppressions de formations sous statut scolaire et à une prolifération dogmatique de l’apprentissage. Il défendra une carte des formations équilibrée dans le souci d’un véritable aménagement des territoires.

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