Passage à la classe exceptionnelle

Article publié le vendredi 8 avril 2011.
La classe exceptionnelle
La classe exceptionnelle n’existe que pour les corps des PEGC et de CE d’EPS.
Le passage à la classe exceptionnelle se fait par liste d’aptitude. Faire acte de candidature n’est plus nécessaire.
Peuvent être promus à la classe exceptionnelle les personnels qui ont atteint le cinquième échelon de la hors-classe.
Le passage à la classe exceptionnelle se fait en fonction d’un barème prenant en compte l’échelon atteint et le nombre d’années d’exercice dans le 6ème échelon de la hors-classe
Le changement d’échelon dans la hors-classe ou la classe exceptionnelle se fait au même rythme pour tous.

Changement de corps

Article publié le vendredi 1er janvier 2010.

Les promotions par liste d’aptitude.

Les modalités d’inscription sur les listes d’aptitude paraissent chaque année au BO. L’inscription est annuelle par Internet (SIAP) ou sur les serveurs télématiques académiques pour les listes d’aptitude du second degré, par courrier adressé à l’inspecteur d’académie par la voie hiérarchique pour la liste d’aptitude à l’accès au corps de professeur des écoles.

Agrégés :

depuis 1999, l’accès au corps des agrégés n’est plus laissé à la seule initiative des recteurs… Désormais les candidats peuvent librement postuler. Le SE-UNSA revendique un barème établi sur des critères objectifs.

Les académies après consultation des CAPA font remonter au ministère des propositions de promotion classées qui sont ensuite étudiées et validées par le ministère après CAPN.

>> Retrouvez le nombre de postes offerts pour l’accès au corps des agrégés par liste d’aptitude en cliquant ici

 

Intégration des AE (décret de 89) :

les quelques AE restant peuvent accéder au corps des certifiés, des professeurs d’EPS, des PLP et des CPE. Il leur faut exercer des fonctions correspondant à l’un de ces corps.

 

Pour tout renseignement concernant les flux d’accès ou le barème du dernier promu n’hésitez pas à prendre contact avec votre section départementale ou académique

 

 

Autorisations d’absence

Article publié le vendredi 16 décembre 2005.

Textes de référence :
Instruction n°7 du 23 mars 1950
Arrêté du 3.05.1989 fixant de la liste des maladies
Circulaire FP n°1864 du 9.08.1995

Les enseignants peuvent solliciter des autorisations d’absences qui sont de la responsabilité de l’IEN. Elles sont généralement rémunérées et de courte durée.

Mariage

Le texte fonction publique prévoit 5 jours ouvrables : cette autorisation est rarement accordée, car les enseignants ont la possibilité de se marier pendant les congés scolaires.

Décès du conjoint, du père, de la mère ou d’un enfant, événement familial grave Décès ou maladie très grave d’un proche

3 jours ouvrables plus 48 heures de délais de route éventuels

Soins à enfant malade

Circulaire FP n° 1475 du 20/07/92.
Circulaire EN 83-164 du 13/04/83.
Durée maximale annuelle égale à la totalité des obligations hebdomadaires de service augmentée d’une journée (ex : 11 demi-journées dans le cas d’un enseignant du 1e degré)
Cette durée peut être doublée si le parent est isolé.
Pas de retenue de salaire

Maladie contagieuse du conjoint ou concubin

Arrêté du 3/05/50.
Autorisation de plein droit, sur certificat médical
Pas de retenue de salaire

Rubéole dans le voisinage de travail d’une agent enceinte

Circulaire FP n° 1864 du 9/08/95
Autorisation de plein droit si l’état de grossesse est inférieur à 4 mois.
Pas de retenue de salaire

Adoption

Circulaire FP. N° 1864 du 9/08/95.
Autorisation de plein droit accordée à celui des parents ne bénéficiant pas du congé d’adoption.
Trois jours ouvrables inclus dans les quinze jours entourant l’arrivée au foyer (consécutifs ou non).
Pas de retenue de salaire.

Concours et examens administratifs organisés par l’Education nationale

NS 97-168 du 30/07/97 circulaire 65-123 du 13/03/65.
Deux jours ouvrables consécutifs précédant le début des épreuves.
Pas de retenue de salaire

Autorisations d’absence pouvant être accordées à l’occasion des principales fêtes religieuses des différentes confessions

Circulaire FP/ n° 901 du 23 septembre 1967
Les chefs de service peuvent accorder à leurs agents une autorisation d’absence pour participer à une fête religieuse correspondant à leur confession dans la mesure où cette absence est compatible avec le fonctionnement normal du service.
Fêtes catholiques et protestantes
Les principales fêtes sont prises en compte au titre du calendrier des fêtes légales.
Fêtes orthodoxes
– Théophanie : selon le calendrier grégorien ou julien
– Grand Vendredi Saint
– Ascension
Fêtes arméniennes
– Fête de la Nativité
– Fête de Saint Vartanants,
– Commémoration du 24 avril.
Fêtes musulmanes
– Aïd El Adha,
– Al Mawlid Ennabi,
–  Aïd El Fitr.
Les dates de ces fêtes étant fixées à un jour près, les autorisations d’absence pourront être accordées, sur demande de l’agent, avec un décalage en plus ou en moins. Ces fêtes commencent la veille au soir.
Fêtes juives
– Chavouot (Pentecôte)
– Roch Hachana (Jour de l’an) ;
– Yom Kippour (Jour du Grand pardon).
Ces fêtes commencent la veille au soir.
Fête bouddhiste
– Fête du Vesak (“Jour du Bouddha”).

Congé de non activité pour raison d’études

Article publié le samedi 1er janvier 2011.

Textes de référence

Note de service n° 90-248 du 30 août 1990
RLR 806-6

Le congé de non activité pour raison d’études s’adresse aux personnels enseignants titulaires qui souhaitent poursuivre ou parfaire des études d’intérêt professionnel :
- préparation d’un concours de recrutement d’enseignants ;
- préparation d’un diplôme universitaire permettant de compléter leur formation universitaire ou pédagogique ;
- poursuite d’études présentant un caractère d’intérêt professionnel. Le congé est accordé pour une période d’une année scolaire (du 1er septembre au 31 août), renouvelable dans la limite de cinq années pendant l’ensemble de la carrière. L’enseignant placé dans cette position ne perçoit pas de traitement, mais continue à bénéficier de ses droits à la retraite, sous réserve de verser la retenue légale calculée sur le traitement afférent à l’échelon détenu lors de la mise en congé. Les droits à l’avancement sont interrompus durant cette période.

Remplacements courts

Remplacements courts

Depuis le 1er janvier 2006, et sur la base de deux décrets imposés par le gouvernement, les remplacements peuvent être imposés par le chef d’établissement.

Pour le SE-UNSA, le dispositif est inadapté. Il nie la continuité pédagogique de l’acte d’enseignement, ignore les réalités de fonctionnement des établissements (alignements horaires, petits établissements…). Il répond plus à une volonté démagogique qu’à une réponse efficace aux troubles dénoncés. En ignorant le remplacement long et le trop faible taux de titulaires remplaçants, le ministère s’exonère , à bon compte , de toute responsabilité.

Qui est concerné ?
Tout le monde sauf : les personnels bénéficiaires d’un temps partiel de droit dont l’accord doit être systématiquement obtenu, les PEGC. Ces derniers ne ressortent pas du décret 50-581 (les corps de PEGC n’existaient pas à cette date) et leur décret statutaire n’est pas modifié par le décret sur les remplacements.

Combien d’heures ?
Au maximum 60 dans l’année. Il ne peut pas être imposé plus de 5HS par semaine tous types confondus. Un enseignant dont les obligations de service prévoient 18 heures d’enseignement ne peut pas être amené à plus de 23 heures (HSA, HSE… comprises)

Quelle rémunération ?
Ces heures sont rémunérées au taux des HSE.

 

Bonifications indiciaires

Bonifications indiciaires (B.I. et N.B.I.)
Article publié le mardi 29 novembre 2011.

Les Bonifications Indiciaires

Elles s’ajoutent à l’indice détenu dans le corps d’origine. Deux bonifications indiciaires ne sont généralement pas cumulables, sauf pour les directeurs d’école (bonification indiciaire et nouvelle bonification indiciaire)
La Nouvelle Bonification Indiciaire (NBI)
La NBI est attribuée pour l’exercice d’une responsabilité ou technicité particulière ou pour une affectation en zone sensible. Elle est liée à l’exercice de la fonction et peut être versée au prorata du temps de travail effectué. Une NBI peut également être versée dans le cadre de la politique de la ville. Pour les coordinateurs ZEP et les enseignants en CLIN ou les classes d’accueil situées en ZEP, elle se substitue, en général, à l’ISS ZEP. Tous les directeurs perçoivent une NNI de 8 points.

les écueils de la réforme pointés par un rapport sénatorial

Un rapport du Sénat pointe les écueils de la réforme

Madame Brigitte Gonthier-Maurin, sénatrice des Hauts-de-Seine, pointe les écueils de la réforme de la voie professionnelle dans un rapport concernant le projet de loi de finances.

Elle constate qu’ « à l’épreuve des faits, malgré la mobilisation intacte de l’ensemble des personnels, enseignants, administratifs et chefs d’établissement, [ …] que la réforme ne parvient pas à répondre aux nombreuses inquiétudes qu’elle a suscitées ».

Avis du SE-Unsa
Mme Gonthier-Maurin rejoint notre analyse. Dès le début, le SE-Unsa a dénoncé la généralisation du bac pro 3 ans, et avec la suppression les BEP, la disparition de beaucoup de formations de niveau V de proximité.
Malgré l’augmentation des capacités d’accueil en CAP, l’accès à une formation de niveau V s’est raréfié pour beaucoup de jeunes, particulièrement en zone rurale. Si bien que, par endroits, des jeunes intègrent un bac Pro faute de place en CAP.
Dans le même temps, nous assistons à une massification en bac professionnel. Si le nombre de lauréats en bac Pro augmente, le pourcentage de réussite, lui, diminue de façon significative.
Parallèlement, les taux d’érosion entre la 2nde/1ère et la 1ère/term sont considérables (de l’ordre de 15%). Mais où vont ces jeunes ? Apprentissage, MGI, dans la rue ?
Comme le souligne la sénatrice, si l’un des objectifs de la réforme se réalise (augmentation du nombre de bacheliers), c’est au détriment de l’autre, en l’occurrence du nombre de sorties sans qualification.
Peut-on parler dans ce cas de sécurisation des parcours avec la certification intermédiaire ?
Le SE-Unsa dénonce ce concept déconnecté de toute progression pédagogique. Cette certification n’est pas porteuse de sens pour les élèves et complexifie les tâches organisationnelles des enseignants avec les épreuves de CCF.
En conclusion, ce sont les élèves les plus fragiles qui sont les-laissés-pour-compte de cette réforme. C’est tout simplement scandaleux !
Le SE-Unsa n’aura de cesse de continuer son combat pour un véritable service public d’enseignement professionnel.

Digest sur le rapoort senato

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EDUCATION PRIORITAIRE: la Cour des Comptes pointe une répartition injuste des moyens

Article parue dans la revue Se-Unsa Second degré mai 2012

 « La répartition  injuste des  moyens  entre établissements aggrave les inégalités scolaires »

Au terme d’un an d’enquête, c’est  la conclusion d’un rapport provisoire de la Cour des Comptes cité par Le Monde du 12 avril 2012. Ce rapport  corrobore les résultats de l’enquête PISA 2009 qui pointait du doigt l’ « inégalité scolaire persistante » du  système éducatif français. D’après cette enquête, les disparités sociales expliquent 17% des différences de résultats chez les élèves français alors que la moyenne des pays de l’OCDE est de 14%.

Un problème de méthode dans la répartition des moyens

Ces inégalités qui se renforcent tiennent largement à la méthode retenue par le ministère à l’heure de répartir les moyens aux académies: elle ne tient ni compte du nombre d’ élèves, ni de leur milieu social , ni de leurs résultats aux évaluations au moment d’octroyer les postes d’enseignants, tous chiffres connus et donc exploitables…Au lieu de se fonder sur ces critères objectifs en vue d’une distribution équitable, on applique une pure logique comptable, voire « au petit bonheur la chance »: plus une académie est grande, plus elle est ponctionnée en période de récupération des postes et plus son tour arrive tard dans le dialogue de gestion entre le ministère et les académies, moins il reste de postes de profs à distribuer.

Non, les ZEP ne sont pas favorisées!

   Alors, NON, les ZEP ne sont pas favorisées, contrairement à ce que le Ministère voudrait faire croire: dans ses calculs, l’Etat met toujours en avant les primes et autres crédits pédagogiques octroyés aux ZEP, qu’il chiffre à 922 millions d’euros   mais il omet, fort à propos,  de prendre en compte le fait qu’on affecte dans les zones défavorisées  les profs qui coûtent le moins cher, parce qu’ils sont les plus jeunes..Même ainsi le compte n’y est pas:  la cour des Compte des Comptes mentionne qu’ en 2010 l’Etat a dépensé 47% de plus pour former un élève parisien que pour former un banlieusard de Créteil…

Le Se-UNSA s’insurge contre cette inégalité de traitement des territoires consistant à donner plus à ceux qui ont déjà beaucoup et à doter chichement ceux qui nécessiteraient un intérêt accru.

La situation des ZEP alsaciennes

Dans une éducation devenue si peu nationale, s’ajoute à cela que selon l’Académie où il se trouve, un établissement ZEP sera doté différemment. Rappelons ainsi que dans le Bas-Rhin, les ZEP strasbourgeoises ont vu leurs moyens horaires  baisser de 4% entre 2010 et 2012 alors que les effectifs sont restés stables, en vertu d’un « principe de solidarité entre établissements » systématiquement avancé par le rectorat, principe des plus scandaleux puisqu’il annule la mission étatique d’assurer l’égalité des chances!

Les jeunes des quartiers populaires subissent ainsi une triple peine: un échec scolaire important, un taux de chômage  deux fois supérieur à la moyenne, et désormais une inégalité de traitement des territoires qui s’assimilent à un abandon de l’Etat. On a envie de rajouter qu’en prime, ils sont les cobayes des expériences les plus hasardeuses de l’Etat quand il s’essaie, par exemple, à libéraliser l’éducation en créant des établissements ECLAIR sommés aujourd’hui de faire mieux, mais sans plus,   sous peine de recevoir encore moins…

 A qui la faute?

Le Se-UNSA pointe comme le fait la Cour des Comptes, l‘absence de pilotage national et de politique volontariste de la part des ministres successifs pour lutter contre les inégalités scolaires.

Il faut en finir avec les tentatives pour se donner bonne conscience ( les internats d’excellence pour sauver « quelques enfants pauvres » ) et autres « ripolinages » successifs: des ZEP, aux RAR et des RAR aux ECLAIRS (à moyens constants, sacré progrès!). Que ne va-t-on pas encore inventer comme mesurette médiatique, dont l’absence d’envergure et de rationalité permettra ensuite d’en justifier l’inefficacité?

Il est temps de refonder l’Education prioritaire et de remettre de l’ordre, de l’équité et de la justice dans l’organisation de notre Ecole!

NOUVEAU BAC PRO Gestion et Administration

La filière tertiaire administrative met en place une nouvelle qualification professionnelle de niveau IV qui devrait offrir de meilleures perspectives d’insertion professionnelle. Au regard des flux d’élèves et du nombre d’enseignants concernés, les enjeux sont élevés.

Dès la rentrée 2012, le bac pro gestion et administration remplacera les bacs pro secrétariat et comptabilité. Les contenus de formation étaient devenus largement obsolètes et ne correspondaient plus aux besoins des entreprises qui proposaient de moins en moins de terrains de stages et surtout d’emplois à la sortie.

  •  Le nouveau bac pro affiche des contenus ambitieux et propose des innovations pédagogiques :
  • développement d’une multivalence adaptée aux gisements d’emplois dans les petites structures ;
  • introduction d’ateliers rédactionnels spécifiques pour une meilleure maîtrise de la langue écrite ;
  • introduction d’un passeport professionnel, portefeuille des activités professionnelles, constitué par l’élève et servant de support à l’évaluation des compétences ;

* place importante des TIC.

Outre une meilleure insertion professionnelle, le nouveau bac pro offrira des poursuites d’études plus larges.

La rénovation était indispensable, mais prend-elle bien en compte les élèves les plus fragiles, scolarisés jusqu’à maintenant dans cette filière ?

Quant aux enseignants, ils devront bénéficier de plans de formation et d’accompagnement solides. C’est principalement le cas des enseignants en comptabilité. L’état de la formation continue dans les académies ne peut que les inquiéter. Enfin, la rénovation ne doit pas se traduire par une révision drastique des capacités d’accueil. La « rationalisation » des cartes de formations voulue par le ministère fera-t-elle à nouveau des ravages ? Vu le contexte budgétaire, nous pouvons avoir des doutes sur la qualité de l’accompagnement des enseignants dans le cadre de cette rénovation.

La carte scolaire: la voie pro sacrifiée

Budget : la voie pro sacrifiée !
 La future carte scolaire s’annonce à nouveau désastreuse. Avec la suppression des groupes de terminale d’ex-BEP, la dernière vague de la réforme du Bac pro 3 ans va balayer un nombre considérable de postes ; 668 en prévision.

Par ailleurs, la subvention aux établissements pour les élèves de LP sera elle aussi gravement amputée ; elle sera de 25,50€ par élève, soit une diminution de 25% sur 3 ans. Quid des remboursements de frais de déplacement des élèves pour leurs stages ? Le SE-Unsa dénonce cette paupérisation organisée.

De plus, l’organisation de l’offre de formation sera à nouveau utilisée comme levier d’économies budgétaires avec une montée en puissance de l’apprentissage qui, lui, bénéficiera de 48% d’augmentation en dépenses de personnels. En clair, pour les formations sous statut scolaire, cela se traduira par moins de CAP, plus de regroupements et de suppressions de sections.

La carte des formations est débattue dans les comités techniques académiques et départementaux. Le SE-Unsa siège dans ces comités en Alsace avec les seuls autres deux  sgen et fsu . Vous pouvez compter sur lui pour porter vos revendications. Il s’opposera aux suppressions de formations sous statut scolaire et à une prolifération dogmatique de l’apprentissage. Il défendra une carte des formations équilibrée dans le souci d’un véritable aménagement des territoires.

L’enseignement professionnel public menacé

Nouvelles menaces sur l’avenir de l’enseignement professionnel public

Le 18 octobre, en déplacement dans un lycée professionnel de Nice, le président Sarkozy a déclaré : « Je voudrais que Luc Chatel réfléchisse à ce que durant les trois années du bac pro, on envisage qu’une année se fasse en apprentissage ».
Après avoir supprimé une année de formation dans le cursus de formation des bacheliers professionnels, une telle mesure remettrait en cause l’existence même de nombreux lycées professionnels et se traduirait par des suppressions massives de postes d’enseignants.
Le SE-Unsa tient à rappeler que les formations professionnelles sous statut scolaire sont des formations à la qualité reconnue, qui font une large place aux périodes de formation en entreprise (jusqu’à 22 semaines). Il serait temps que le chef de l’Etat en prenne acte plutôt que de donner à croire que les lycées professionnels seraient coupés du monde extérieur et ne feraient pas de l’insertion professionnelle réussie de leurs élèves leur objectif central.
Les lycées professionnels assurent l’égalité d’accès de tous à la formation professionnelle, contrairement à l’apprentissage. On sait en effet que compte-tenu de certaines pratiques discriminatoires, tous les élèves n’ont pas les mêmes chances de signer un contrat d’apprentissage. De plus, les entreprises sont plus intéressées par des apprentis de niveau post-bac que par ceux qui préparent un CAP ou un Bac Pro.
Derrière les discours officiels qui affichent la volonté de faire de la voie professionnelle une voie d’excellence, on constate qu’elle est surtout considérée comme un gisement d’économies budgétaires, que ce soit par la réduction du temps de formation, la restructuration de l’offre ou l’encouragement au développement de l’apprentissage hors du service public d’éducation.
Encore une fois, ce sont les élèves les moins favorisés et les plus fragiles qui paient la note des choix budgétaires du gouvernement. Pour le SE-Unsa, c’est inacceptable.

Paris, le 20 octobre 2011

Christian CHEVALIER
Secrétaire Général

Contact presse : Brigitte Biardoux 01 44 39 23 93 brigitte.biardoux@se-unsa.org

C’est quoi le métier de conseiller principal d’éducation ? (article publié dans la revue aux adhérents du mois de décembre 2010)

Titulaires en établissements, stagiaires en formation ou étudiants, nous avons tous interrogé, et/ou interrogeons, encore ce  « métier ». Les formateurs n’y échappent pas. Les représentants du corps non plus. Pas davantage, les syndicats.

Pour faire court, certains chercherons à qualifier le CPE d’un seul mot ou d’une seule expression (« médiateur », héritier du « surveillant général », en « interface », …), d’autres joueront sur les mots (les C « paix » E, par exemple). Il est fréquent aussi d’entendre à son sujet qu’il fait partie de « l’administration » ou de l’équipe de direction. Plus rarement, il est rangé parmi les personnels enseignants. Et que dire, pour finir, de ceux qui s’autorisent des avis et des recommandations alors même qu’ils n’y connaissent à peu près rien. Faut-il alors rappeler qu’il existe un concours de conseiller principal d’éducation ? Est-il nécessaire de souligner qu’il ne suffit pas d’être un observateur, même pointu, des métiers de l’éducation nationale pour prétendre en saisir toutes les dimensions et être opérationnel sur le terrain et dans la durée ?

 

La question de l’identité professionnelle est consubstantielle au métier de CPE. Le contraire serait étonnant. Et plutôt que d’y voir une fragilité de la profession, une situation qui placerait de fait ces agents de la fonction publique dans un inconfort constant et à des ballottages dictés par les intérêts d’autres professionnels de l’Education nationale, il conviendrait plus courageusement de les assumer. C’est une première façon de fixer les limites et le cadre de son action. Sans quoi, la question finit par être lassante, démobilisatrice voire  fatigante. Quelques éléments pour vous conforter dans mon idée.

 

D’une part, à vouloir qualifier en un mot ou en quelques phrases un métier, on finit toujours par aboutir à des raccourcis extrêmement réducteurs. On ne s’étonnera pas alors du manque de considération que l’on aura pour ceux qui l’exercent. Le métier de CPE est complexe. Il est donc malaisé d’en tracer un rapide portrait. Pour s’en persuader, il suffit de commencer par parcourir les attendus et la bibliographie du concours de recrutement des CPE : acquis en sciences humaines, en histoire et sociologie de l’éducation, en psychologie de l’enfant et de l’adolescent, en philosophie de l’éducation et en pédagogie, connaissance des évolutions du système éducatif ; connaissances, également, sur le système éducatif, son organisation administrative et pédagogique, son fonctionnement et ses évolutions, les grands enjeux de l’éducation, le fonctionnement d’un établissement scolaire du second degré, ainsi que sur les aspects administratifs et juridiques de la vie scolaire, les procédures et les enjeux de l’orientation, les questions pédagogiques. L’ensemble constitue le bagage d’un CPE dans une discipline peu revendiquée, « l’éducation en milieu scolaire ». Il en est pourtant l’expert. Mais, difficulté supplémentaire, cette discipline ne s’enseigne pas. Elle s’exerce dans une relation éducative avec les élèves dans un contexte où les intérêts individuels et les nécessités de la vie collective ne sont pas toujours aisés. Elle est à faire connaître et à faire partager avec les personnels et les partenaires de l’action éducatrice dans la fonction de conseil en éducation.

 

D’autre part, la « quête » ou la « crise » prétendue d’identité des CPE peut, pour ainsi dire, être renvoyée aux états successifs de notre société depuis les années 1950 à nos jours.  Notre profession, nous le savons, est étroitement tributaire des évolutions sociales en matière d’éducation. Calée sur des conceptions autoritaristes des relations jeunes/adultes dans la société des années 50, elle a suivi le mouvement d’ouverture des établissements scolaires sur leurs environnements extérieurs et les pratiques éducatives de l’animation socio-éducative issues des mouvements associatifs et de l’éducation populaire dans les années 70-80. Dans les années 1990, les effets de la démocratisation de l’accès des élèves au collège puis au lycée ont fait éclater l’échec scolaire et, effets collatéraux autant que reflets des tensions sociétales actuelles, incivilités et violences sont entrées dans les murs de l’école. Dans certains territoires scolaires, les CPE ne mettent même plus d’huile dans les rouages d’établissements au bord de l’explosion. Ils sont les vigiles silencieux, parfois déjà les pompiers, de l’incendie économique et humain qui couve dans notre République. Rassurons-nous, nous ne sommes pas en recherche d’identité, encore moins en crise. Dans l’histoire, c’est d’abord la société qui ne sait plus où elle en est, qui ne sait pas très bien quel est son projet et qui, au final, est en crise.

 

Il semble, enfin (le mot est employé à dessein), que  l’institution scolaire porte un nouvel intérêt pour ce corps. Peut-être bien parce que aucune des figures décrites précédemment ne permet aujourd’hui de répondre ni aux besoins des élèves les plus en difficulté ni à la massification de ces difficultés. Dans le livret d’accueil version 2010 des stagiaires(1) de notre académie, voilà comment est décrit le CPE :

 

Le Conseiller Principal d’Education (C.P.E.) organise la vie collective au sein de l’établissement. La circulaire (n° 82-482) du 28 octobre 1982 délimite les domaines de compétences du CPE qui se déploient en plusieurs objectifs. Ces derniers varient d’un établissement à l’autre et dépendent de la politique du chef d’établissement et des caractéristiques de la population accueillie.

La dimension collective de son travail – avec l’équipe de direction, les professeurs, les familles, les personnels médico-sociaux, les COP, les partenaires extérieurs – et la fonction de « médiateur » s’affirment sans pour autant négliger la mission disciplinaire héritée des surveillants généraux auxquels les CPE ont succédé à la suite du décret (n° 70–738) du 12 août 1970.

 

Le CPE est tout à la fois :

 

n conseiller technique du chef d’établissement et de la communauté éducative.

n responsable du suivi et de la gestion des absences.

n responsable du service « vie scolaire » dont il assure le pilotage en termes de fonctionnement et de gestion du personnel « vie scolaire ».

n garant de la sécurité des élèves, du respect des règles de vie et du droit au sein de l’EPLE.

 

Il importe de souligner que l’action pédagogique fait partie intégrante de la mission éducative, approche qui vise à prendre en compte l’élève dans sa globalité renforcée par la loi d’orientation de 1989.

 

Laissons de côté la formulation « sans négliger la mission disciplinaire héritée des surveillants généraux »un raccourci ? Rappelons simplement que « la mission disciplinaire » est un avatar de l’autoritarisme. Le retour de l’autorité que nombreux réclament fortement est dans ce schéma. Paradoxalement, lorsqu’il s’applique, ceux qui l’ont appelé de leurs voeux sont aussi ceux qui le dénoncent  parfois le plus violemment. Si les confusions sont nombreuses ici c’est sans doute parce que ce qui s’est effondré avec mai 1968, ce n’est pas « l’autorité », mais « l’autoritarisme ». L’autorité est à construire…. Par ailleurs, cette vision est contraire au droit. Sur ce point, le CPE doit défendre et porter le droit scolaire dans les établissements. Deux supports de référence : le règlement intérieur de l’établissement et le BOEN du 11/07/2000 relatif aux procédures disciplinaires dans les EPLE. Ces outils doivent aider à réguler la vie en collectivité (et les établissements sont des collectivités) et constituer les cadres de l’action éducatrice.  Il faudra également trouver les articulations avec les espaces de dialogue et d’apprentissage de la démocratie constitués par les instances de représentations des élèves (délégués de classe, conseil de la vie lycéenne, etc.). Il demeure qu’il faut impérativement attirer l’attention des CPE sur leurs obligations en matière de contrôle des présences des élèves, d’alerte des familles en premier lieu, et d’autres partenaires si besoin. De même, leurs responsabilités sont importantes dans la manière dont ils organisent le service de surveillance et le contrôlent. Deux aspects de leur travail directement liés aux garanties de sécurité des élèves. Deux aspects, par ailleurs, qui permettent de fixer le cadre des attendus en matière de respect des règles et d’assiduité des jeunes et ce faisant, participent de la prévention des conduites à risques (absentéisme, décrochage, déscolarisation, incivilités, etc.).

 

Les fonctions d’animation, même si elles ne sont plus très présentes, figurent encore dans la circulaire de mission de 1982. Reconnaissons, cependant, qu’elles sont en déclin dans de nombreux établissements scolaires. Les CPE sont souvent mobilisés ailleurs, par nécessité.

 

Et puis, il est opportun de replacer les missions des CPE dans le cadre des réformes en cours ces cinq dernières années. Notamment la mise en place du socle commun, l’accompagnement éducatif (collège) et l’accompagnement personnalisé (lycée). Ces dispositions obligent à considérer l’élève dans sa globalité. Cette manière d’envisager l’élève existe depuis longtemps dans le premier degré (savoirs, savoirs faire, savoirs être). Dans le second degré, c’est moins évident. Les raisons tiennent surtout à l’organisation de l’enseignement dans le secondaire (éclatement des matières et du temps scolaire) auxquelles s’ajoutent les problématiques évoquées plus haut. Ce travail se fera nécessairement par un dialogue avec l’élève, une mise en mots de son parcours personnel, de sa scolarité et de son projet d’avenir. Il ne s’agit pas de « succomber aux attraits sociologisants de la médiation ou aux délices psychologisants de l’écoute »(2). Le souci premier sera de (re)placer, autant que possible, et comme tous les adultes parties prenantes du processus de formation, les jeunes dans des statuts d’élèves, acteurs à part entière de leur scolarité et de leur réussite.  Il s’agit d’aider à donner du « liant » à des vécus scolaires souvent éclatés et « insensés » alors même que la sociabilité et la culture adolescente n’y invitent pas d’eux-mêmes. La médiation doit se comprendre aussi, et sans doute, ainsi.

 

Je ne saurais que trop conseiller aux collègues CPE, mais aussi à tous ceux que l’action éducative en milieu scolaire intéresse, de considérer notre métier sous ce nouveau jour. Gage d’une vraie reconnaissance, socle commun d’une professionnalité assurée.

 

Dominique Lebesgue

Responsable CPE

 

 

 

(1) http://www.ac-strasbourg.fr/sections/lacademie/vous_etes/personnel_de_l_acade/personnels_enseignan/second_degre/

formation_continue_-/aem/sts/livret/view

(2) Jean-Pierre OBIN, revue de l’inspection générale n°3, septembre 2006, « Existe-t-il un modèle éducatif français ? », page 81.

Formation des Agrégés stagiaires

La parution au JO du 29 juillet engendre des évolutions dans le recrutement et un bouleversement dans la formation initiale. A compter de la rentrée 2010, pour pouvoir se présenter à l’agrégation, il faudra être titulaire d’un master (bac+5) ou d’un titre reconnu équivalent par le ministère de l’éducation. Après le concours, les lauréats seront affectés dans une académie pour effectuer l’année de professeurs stagiaires. Ils bénéficieront alors d’actions de formation à l’université et d’un tutorat et le cas échéant d’autres types d’actions d’accompagnement. L’année suivante, la première affectation en tant que titulaire se fera dans la même académie que l’année de fonctionnaire stagiaire. Pour le SE-UNSA, la formulation volontairement évasive quant à la formation dispensée après le concours est inacceptable. Le métier d’enseignant nécessite une formation alliant didactique et professionnalisation pour donner aux collègues les outils nécessaires à un exercice serein du métier.

 

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