Formation des Agrégés stagiaires

La parution au JO du 29 juillet engendre des évolutions dans le recrutement et un bouleversement dans la formation initiale. A compter de la rentrée 2010, pour pouvoir se présenter à l’agrégation, il faudra être titulaire d’un master (bac+5) ou d’un titre reconnu équivalent par le ministère de l’éducation. Après le concours, les lauréats seront affectés dans une académie pour effectuer l’année de professeurs stagiaires. Ils bénéficieront alors d’actions de formation à l’université et d’un tutorat et le cas échéant d’autres types d’actions d’accompagnement. L’année suivante, la première affectation en tant que titulaire se fera dans la même académie que l’année de fonctionnaire stagiaire. Pour le SE-UNSA, la formulation volontairement évasive quant à la formation dispensée après le concours est inacceptable. Le métier d’enseignant nécessite une formation alliant didactique et professionnalisation pour donner aux collègues les outils nécessaires à un exercice serein du métier.

 

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QUOI DE NEUF EN EPS ?

En attendant la dernière mouture de la réforme des lycées qui sera bientôt présentée par notre nouveau ministre de l’éducation nationale et de savoir ce qu’il en sera de l’EPS en lycée, 2009 est marquée par la mise en place des nouveaux programmes au collège qui entrent en vigueur à la rentrée. Le SE-UNSA les a approuvés, car il partage leur approche de l’EPS et de sa finalité, à savoir la formation d’un citoyen cultivé, lucide, autonome physiquement et socialement éduqué. Trois grands objectifs sont visés : • le développement et la mobilisation des ressources individuelles favorisant l’enrichissement et la motricité ; • l’éducation à la santé et à la gestion de la vie physique et sociale ; • l’accès au patrimoine de la culture physique et sportive. Afin d’atteindre les visées éducatives, la maîtrise du socle commun, l’enseignement de l’EPS s’organise autour de deux grandes compétences, chacune divisée en quatre sous chapitres : Les compétences propres à l’EPS • réaliser une performance motrice maximale, mesurable à une échéance donnée ; • se déplacer en s’adaptant à des environnements variés et incertains ; • réaliser une prestation corporelle à visée artistique ou acrobatique ; • conduire et maîtriser un affrontement individuel ou collectif. Les compétences méthodologiques et sociales • agir dans le respect de soi, des autres et de l’environnement ; • organiser et assumer des rôles sociaux et des responsabilités ; • se mettre en projet ; • se connaître, se préparer, se préserver. Le programme précise deux niveaux d’exigence : le niveau 1 pour une activité enseignée durant au moins 10 heures de pratique effective et le niveau 2 pour une activité enseignée durant au moins 20 heures de pratique effective. Le programme est établi à partir d’une liste nationale d’APSA et d’une liste académique d’APSA établie par le recteur en fonction des égalités et particularités régionales. Le nombre des APSA choisies dans la liste académique ne doit pas dépasser le tiers de celles de la liste nationale. De plus une activité pourra être spécifique à l’établissement, mais seulement après avoir été justifiée dans le projet EPS et validée par l’inspection pédagogique régionale. Alain FLORENT

Missions et temps de travail des CPE (article publié dans la revue aux adhérents du mois de juin 2009).

Les tentatives visant à remettre en cause les missions et le temps de travail des CPE sont récurrentes. Elles s’opèrent souvent via des interprétations fantaisistes, voire malhonnêtes, des textes règlementaires les concernant. Les CPE sont alors trop fréquemment soumis à des pressions qui les obligent à rappeler, avec difficulté, autour d’eux, et en particulier dans leurs relations avec les personnels de direction et les enseignants, le cadre et les limites de leur action. Aucun autre personnel dans un établissement scolaire ne connaît pareille situation.

 

 

Dernière attaque en règle, la publication d’un article dans la revue Indépendance et Direction du mois de mai 2009. Que dit son auteur, Patrick DUROS ? Après un bref exposé de la circulaire de 1982 et la convocation de plusieurs extraits du décret n°2000-815 du 25 août 2000 relatif à l’aménagement du temps de travail dans la fonction publique de l’Etat, ainsi que de l’arrêté du 4 septembre 2002 portant application du décret n° 2000-815 du 25 août 2000 et relatif aux cycles de travail des personnels d’éducation des établissements publics d’enseignement du second degré relevant du ministère de l’éducation nationale, celui-ci dresse des conclusions pour le moins surprenantes. L’essentiel du propos est assez simple : certes le décret n°2000 précise que le temps de travail des CPE est fixé à 35h00 par semaine dans les EPLE… mais, dans la mesure où il est stipulé dans ce même texte que le temps de travail est réalisé sur la base d’une durée annuelle de 1607 heures maximum et que la durée hebdomadaire ne peut excéder 48 heures au cours d’une même semaine, ni 44 heures en moyenne sur une période de douze semaines,… « Cela signifie donc qu’il est possible que le temps de travail [des CPE] sur certaines semaines dépasse 35H00 ».

 

Livrons-nous, donc, à une étude pas à pas, et, bien sûr commentée, de la démonstration d’ID. En ce qui concerne les références au décret n°2000-815 du 25 août 2000, celles-ci sont exactes. Je vous en recommande, du reste, la lecture. De même, les différents calculs permettant d’aboutir à un horaire de présence en établissement de 36h40 par semaine. Par contre ID omet de citer la totalité des articles. Or l’article 7 précise que « Les régimes d’obligations de service sont, pour les personnels en relevant, ceux définis dans les statuts particuliers de leur corps ou dans un texte réglementaire relatif à un ou plusieurs corps. » Ces textes existent pour les CPE. La circulaire de mission de 1982 fixe un horaire hebdomadaire maximum. L’arrêté du 4 septembre 2002, déjà cité, va dans le même sens (« Article 2 – Dans le respect de la durée annuelle de travail, la durée hebdomadaire de travail est fixée à 40 heures 40 minutes, dont 4 heures hebdomadaires laissées sous la responsabilité des agents pour l’organisation de leurs missions.»).

 

De façon plus précise, les interrogations du syndicat ID sur la flexibilité imaginée du temps de travail des CPE ont été levées à l’occasion de débats parlementaires sur les missions et la RTT des CPE. Ainsi, on peut lire dans la réponse officielle faite au député Léon VACHET par le ministre de l’éducation nationale à l’assemblée en décembre 2002(1) que « La participation aux conseils de classes, conseils d’administration, réunions du comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté et à la formation des délégués, sous la responsabilité du chef d’établissement, fait partie du temps de travail. Le dispositif réglementaire ne prévoyant pas de modulation hebdomadaire du temps de travail, tout dépassement de l’horaire une semaine donnée ne pourra être rattrapé lors d’une période ultérieure. » Les choses sont donc très claires. Pourtant, les « textes » ne semblent pas suffire à fixer les limites. De fait, la remise en question des missions et du temps de travail dissimule souvent des difficultés dans la gestion des ressources humaines au plan local. Au coeur, se situent parfois des responsabilités peu (ou mal) définies rendant le positionnement des uns et des autres plus ou moins hasardeux, voir conflictuel. Comme l’avait déjà souligné Claude CARE, «Il est commode en effet pour une institution perturbée de disposer d’une fonction  à géométrie variable»(2). Et, en effet, on constate bien qu’à mesure que les pressions et les charges s’accroissent sur les établissements, il est tentant pour leurs chefs de s’appuyer plus avant sur leurs collaborateurs les plus proches. Plus encore, lorsque, ceux-ci interviennent sur des champs communs. Ce qui est précisément la situation des CPE.

 

Les obligations de service des CPE peuvent parfois surprendre. Elles sont aussi en adéquation avec leurs rémunérations.

 

 

Dominique LEBESGUE

Responsable CPE

 

 

 

(1) Question publiée au Journal Officiel le 23/12/2002 ; page 5113. Réponse publiée au Journal Officiel le 17/02/2003 ; page 1244.

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