Bac 2021 : ce qu’il faut encore faire bouger

Les changements prévus pour le bac général et technologique ont été présentés en conseil supérieur de l’éducation, mais l’architecture du lycée qui en découle reste à définir.
Le SE-Unsa s’inscrit dans une démarche constructive pour obtenir des avancées concrètes dans les mois à venir.
Lesquelles et comment ?

Un projet cohérent pour changer le lycée
Le SE-Unsa se positionne depuis plusieurs années pour une réforme du bac.
Nous demandons la réduction du nombre d’épreuves terminales, la mise en œuvre d’une part de contrôle continu pour pouvoir évaluer des compétences plus diverses, mais aussi des évolutions pour réduire la hiérarchisation des filières et pour mieux préparer les élèves à l’entrée dans l’enseignement supérieur.
En décembre 2017, le SE-Unsa a accueilli favorablement les propositions du rapport Mathiot pour le baccalauréat mais a exprimé son scepticisme face aux propositions de réorganisation du lycée (semestrialisation, parcours modulaires).
Nous avons mis l’accent sur nos revendications pour un contrôle continu à la fois encadré et souple dans sa mise en œuvre, qui sécurise les élèves et pour un bac plus exigeant, en variant les types d’évaluation.

Le 14 février 2018, le ministre Jean-Michel Blanquer a présenté son projet de réforme.
Le SE-Unsa a mis l’accent sur la nécessité de reconnaître la charge de travail croissante que représenterait la mise en œuvre d’une part de contrôle continu pour les enseignants. 
Nous avons lancé une campagne « Nouveau bac, nouvelle indemnité », écrit au ministre pour réclamer la création d’une indemnité forfaitaire pour les épreuves communes du contrôle continu dont nous avons obtenu l’annonce lors du Conseil supérieur de l’Éducation du 21 mars 2018.
C’est notre méthode : la cohérence dans le projet, l’exigence dans la négociation, et une démarche constructive pour obtenir des avancées concrètes pour nos collègues.

Des points qui restent à préciser ou à faire évoluer
De nombreux points dépendent de textes officiels qui ne seront présentés que dans les prochains mois.
Le SE-Unsa prendra toute sa place dans les prochaines concertations pour faire évoluer le projet ministériel.

  • Pour le SE-Unsa, l’épreuve orale finale ne doit pas être un grand oral de culture générale, il doit être adossé à un projet, avec un document d’appui, préparé sur le temps long, individuellement ou en groupe, au sein des spécialités.
  • Contrôle continu : son organisation doit rester légère (anonymat, correction) et la durée des épreuves limitée (voir notre article « Contrôle continu : Faire confiance aux équipes pédagogiques »).
    Le SE-Unsa continue à revendiquer la réduction du nombre d’épreuves communes de contrôle continu à 2 par discipline pour limiter leur poids sur la vie des établissements.
  • Le directeur général de l’enseignement scolaire a déclaré au SE-Unsa, lors du Conseil supérieur de l’Education du 21 mars, que « la création d’une indemnité forfaitaire pour les épreuves communes du contrôle continu, serait inscrite à l’agenda social du ministère ».
    Nous serons vigilants pour sa concrétisation (voir notre article « Conditions de travail : des avancées pour le SE-Unsa ! ».
  • Définition des épreuves : elle reste à fixer pour les épreuves terminales, les épreuves communes du contrôle continu.
    Quant aux nouveaux programmes, ils ne seront connus qu’en décembre 2018. Programmes et épreuves doivent mieux préparer nos élèves à l’entrée dans l’enseignement supérieur en mettant l’accent sur les compétences transversales et les connaissances indispensables au travail intellectuel en autonomie.
  • Offre d’enseignements : pour le SE-Unsa, le ministère doit organiser la possibilité d’accéder à tous les enseignements de spécialité prévus dans la réforme, sur le territoire.
    L’organisation des classes doit éviter la reconstitution de filières hiérarchisées (voir notre article « Hiérarchisation des filières : on arrête quand ? ».