Le gouvernement a annoncé une revalorisation provisoire des indemnités kilométriques dans la Fonction publique ainsi que des ISSR à compter du 1er juin 2026 et jusqu’au 31 décembre 2026. Cette mesure vise à répondre à la hausse des prix des carburants.
Pour les agents du ministère de l’Éducation nationale amenés à utiliser leur véhicule personnel dans le cadre de leurs missions, le barème kilométrique sera revalorisé de 3,2 %,, de même que les ISSR pour les TZR qui y ont droit.
La mise en œuvre de cette augmentation devrait se faire sur les paies de septembre ou d’octobre avec effet rétroactif à la date du 1er juin.
Même si cette annonce constitue une première reconnaissance de la réalité vécue par de nombreux collègues, elle demeure très insuffisante sur plusieurs points.
Une aide trop limitée
- D’abord, il s’agit d’une aide provisoire, limitée à la période du 1er juin au 31 décembre 2026, alors même que l’inflation repart à la hausse et que le point d’indice reste gelé. Les dépenses de carburant, elles, ne sont pas temporaires. La revalorisation des indemnités de déplacement doit donc être pérenne.
- Ensuite, cette hausse reste très loin de répondre au problème de fond : dans l’Éducation nationale, de plus en plus de personnels paient pour travailler. Avecl’élargissement des zones d’intervention et les affectations sur plusieurs établissements, les personnels parcourent parfois des dizaines, voire des centaines de kilomètres chaque semaine pour assurer la continuité du Service public.
Pour certains, les frais de déplacement absorbent désormais une part importante du salaire. Carburant, entretien du véhicule, assurance, péages : les collègues avancent quotidiennement des frais indispensables au fonctionnement même du Service public d’éducation.
Dans ce contexte, cette revalorisation était devenue indispensable. Elle reste toutefois très en deçà des coûts réellement supportés par les personnels.

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