Voie pro : des propositions et des interrogations

Article publié le mercredi 7 novembre 2012.

Les propositions du ministre visent des objectifs prometteurs. Cependant, le SE-Unsa reste vigilant, aussi bien sur le plan des conditions de travail des personnels que sur la réussite de tous les élèves.

Pour garantir à tous l’accès à un diplôme de niveau V, il est envisagé de mettre en place des modules de rattrapage en substitution de 3 semaines de PFMP(*) et de transformer les épreuves intermédiaires en un sous-ensemble du Bac. Pour le SE-Unsa, ces propositions suscitent des interrogations. Les modules seront-ils obligatoires ? Qui les assurera ? Sur quelle période ? Comment imbriquer la certification intermédiaire comme un sous-ensemble ? La liste des questions n’est pas exhaustive.

Ensuite, pour améliorer la réussite au bac pro, le ministre nous propose la réduction des CCF et la prise en compte de la certification intermédiaire comme sous-épreuves du bac pro. Le SE-Unsa est favorable depuis longtemps à la remise à plat des modalités de certification mais nous serons exigeants lors des discussions sur ces futures modalités. En effet, l’allègement de la certification ne doit en aucun cas aboutir à une décrédibilisation du diplôme ou à un processus complexe et difficilement applicable. Il nous paraîtrait judicieux, dans un souci de crédibilité et de cohérence, d’équilibrer les évaluations ponctuelles avec le contrôle continu et le CCF.

Pour améliorer la pour­suite d’études, il est envisagé la création de modules spécifiques à la place de 3 semai­nes de PFMP. Pourquoi pas ! Mais reste à voir la faisabilité et à condition de ne pas envoyer les élèves en masse en Bts et sous réserve de mettre en place des moyens d’accompagnement pour favoriser l’adaptation des élèves.

Par ailleurs, le SE-Unsa s’inter­roge sur les conséquences de la réorganisation des périodes de formation en entreprise. Nous attendons la déclinaison de celle-ci pour vérifier les effets sur la globalisation des horaires élèves sur les 3 années. Nous revendiquerons une répartition annuelle des horaires avec une grille indicative hebdomadaire afin d’obtenir plus de transparence dans les DHG et leur répartition par discipline.

Refondation : une vraie gestion des recrutements

Article publié le mercredi 7 novembre 2012.

La formation des enseignants et des personnels d’éducation a été au cœur des débats de la Refondation. Si la place du concours a focalisé l’attention, pour le SE-Unsa, elle n’est que la conséquence de tout un dispositif.

Les volumes de postes aux concours sont désormais connus. Ils sont en très forte hausse dans tous les corps. Le ministère a en effet prévu de recruter 40 000 enseignants et CPE cette année. Disons-le tout net, ce ne sera pas une mince affaire. En effet, le vivier de candidats, aujourd’hui étudiants en M1 ou M2, n’est pas extensible et les dernières années ont vu un effondrement dans certaines disciplines du second degré. En conséquence, il convient de mettre en œuvre des procédures cohérentes et de long terme si l’on veut améliorer la qualité de la formation et attirer des candidats.

2013 : l’année de la transition

La création des Écoles supérieures du professorat et de l’Éducation (Espé) pour la rentrée 2013 est le premier signe de la reconstruction. Pour le SE-Unsa, il convient de garantir leur autonomie financière ainsi qu’un double regard Éducation nationale/Enseignement supérieur sur leur gouvernance.

Si un recrutement en fin de M1 semble probable, les Espé ne devront pas se contenter de couvrir le champ du M2. Des dispositifs de préprofessionnalisation, dès la deuxième année de licence, ainsi que des prérecrutements en fin de licence et en M1 doivent absolument compléter le dispositif. Pour le SE-Unsa, choisir de devenir enseignant ou CPE, au bout de 5 années d’études supérieures, doit se faire en toute connaissance de cause et ce, dans les meilleures conditions possibles. Il faut donc en finir avec cet écrémage social que nous avons connu ces cinq dernières années. Il convient alors de mettre en place des dispositifs garantissant un revenu aux étudiants issus de milieux modestes ou disposant de peu de ressources.

À l’autre bout, les Espé devront également prendre en charge la forma-tion continue des personnels.

Tout ce processus implique que l’on réserve des moyens pour recruter et former des formateurs de terrain qui pourront également intervenir en Espé. Aujourd’hui, le potentiel est extrêmement réduit dans le premier degré et très faible dans le second. Or, une formation professionnelle intégrée, telle que la porte le SE-Unsa, ne pourra se mettre en place sans eux. La tâche est immense. Tout ne se fera pas d’un claquement de doigts. Le SE-Unsa sera un interlocuteur exigeant. L’échec est interdit. La qualité du système éducatif est à ce prix.

Décompte des heures ISOE effectuées par notre prof témoin

Détail des heures effectuées

DISCIPLINEDATE
AllemandJeudi 7 mars
Anglais Jeudi 7 mars
Arts appliquésLundi 4 mars
Arts plastiquesLundi 4 mars
Psy-ENVendredi 8 mars
CPIF/MLDSJeudi 7 mars
DocumentationLundi 4 mars
Economie-GestionLundi 4 mars
Education ( CPE)Mercredi 6 mars
Education MusicaleJeudi 7 mars
EspagnolJeudi 7 mars
Histoire-GéographieJeudi 7 mars
ItalienJeudi 7 mars
Langues régionales et langues "à faible diffusion", Langue des signesJeudi 7 mars
Lettres classiquesMardi 5 mars
Lettres modernesMardi 5 mars
MathématiquesMardi 5 mars
PhilosophieMardi 5 mars
Sciences Physiques/ Physique appliquéeMercredi 6 mars
S.E.SLundi 4 mars
S.I.ILundi 4 mars
S.V.T.Mercredi 6 mars
TechnologieLundi 4 mars
E.P.SMardi 26 février
PLPMercredi 27 février jeudi 28 février et vendredi 1 mars

Le SE-Unsa exigeant pour les contractuels !

Vous êtes enseignant ou CPE contractuel, cette rentrée est encore compliquée pour vous !

Beaucoup d’entre vous ont contacté le SE-Unsa pour dénoncer les pratiques des rectorats et nous avons fait le maximum pour vous aider. Nous avons dorénavant besoin d’une vision plus générale de la situation pour pouvoir intervenir au niveau national. Plus nous aurons de réponses, plus nous serons crédibles au ministère pour faire entendre la voix des contractuels pour qu’enfin vos droits soient respectés ! Bien sûr, les résultats seront anonymés.Merci donc de bien vouloir consacrer 10 minutes de votre temps pour répondre à ce questionnaire.

questionnaire contractuels
Et n’hésitez pas à faire passer à vos collègues contractuels !

Refondation: les annonces du 16 octobre sur l’enseignement professionnel

Enseignement professionnel
Objectifs : garantir à tous les élèves au moins un diplôme de niveau V, améliorer les taux de réussite au bac pro, améliorer les parcours de formation et améliorer la poursuite d’études des bacheliers pro.
mise en œuvre progressive dès la rentrée 2013.
Les mesures envisagées (qui ne relèveront pas de la loi) :
– Mettre en place de modules de rattrapage avant de la fin de la première pro en plus de l’accompagnement personnalisé pour éviter le décrochage ;
– Concevoir les épreuves du CAP/BEP comme un sous-ensemble du bac pro de façon à pouvoir valider le diplôme intermédiaire en cas d’échec au bac pro ;
– Réduire les épreuves en CCF en prenant en compte partiellement le contrôle continu.
– Proposer un parcours en 4 ans aux élèves en difficulté dans le parcours en 3 ans ;
– Proposer une seconde pro de détermination à côté des 2nde spécialisées ;
– Réduire à 4 semaines les PFMP en 2nde et passer à 20 semaines sur le cycle terminal ;
– Réduire de 3 semaines le temps de PFMP pour les élèves ayant échoué au diplôme intermédiaire et ceux souhaitant entrer en BTS, pour leur proposer des modules complémentaires adaptés à leurs besoins ;
– Élargir le droit à l’affectation en BTS aux bacheliers pro avec mention AB ;
– Afficher une priorité d’accès en BTS aux bacheliers pro.
Avis du SE-Unsa : l’introduction de souplesse dans le cursus en 3 ans répond à des besoins mais doit se traduire très concrètement dans la DGH. L’ensemble des OS discute le bien-fondé de l’augmentation globale des PFMP. La meilleure articulation entre CAP/BEP et BAC est souhaitable mais demandera du temps. Quant à l’allègement du CCF, il est soutenu par tous. Des groupes de travail se réuniront pour approfondir le dossier.

Dans mon bahut Le budget, c’est bientôt !

Article publié le jeudi 18 octobre 2012.

Publication spéciale "Budget de mon établissement"Avec la répartition de la DHG, le vote du budget est l’un des actes essentiels du CA des établissements. Il doit être voté dans le courant du mois de novembre.Souvent vu comme quelque chose d’essentiellement technique, le budget est pourtant un acte éminemment politique.
Il traduit les choix de l’établissement et les moyens qu’il se donne pour y parvenir.
Bien sûr, le budget est contraint. D’une part, par les recettes qui sont essentiellement constituées de la dotation de la collectivité de rattachement et, d’autre part, par les dépenses obligatoires notamment celles liées aux locaux. Pourtant, pour les enseignants, l’essentiel est ailleurs : dans les crédits dédiés à la pédagogie. Continuer la lecture de Dans mon bahut Le budget, c’est bientôt !

Enseigner dans le supérieur : devenir PRAG

Article publié le dimanche 14 octobre 2012.

Les PRAG sont des professeurs agrégés, certifiés, PLP ou enseignants d’EPS affectés dans les établissements d’enseignement supérieur.

Tous les ans, les postes de PRAG vacants ou susceptibles d’être vacants sont publiés sur le site Galaxie.

Les chefs d’établissement déterminent le calendrier et les procédures d’examen des candidatures. Les candidats doivent s’adresser directement à eux selon les modalités précisées sur la fiche Galaxie.

Lorsqu’un candidat est classé en première position sur un poste, il doit confirmer à l’établissement son acceptation de rejoindre son poste dans les 8 jours après sa sélection. Le recrutement dans le supérieur prime sur les résultats éventuels d’affectation en second degré suite à mutation.

Voir la note de service 2012 au BO

Le SE-Unsa peut vous fournir une notice présentant les modalités d’emploi et de service des enseignants affectés dans le supérieur : notation, avancement, carrière, etc.Demandez-la à l’adresse agreges@se-unsa.org.

NB : les postes en CPGE et BTS sont pourvus dans le cadre du mouvement national spécifique en même temps que le mouvement inter académique. Les demandes sont à faire via I-Prof en novembre-décembre

Profil du prof qui compte ses heures ISOE

Le prof enseigne dans un collège de centre-ville d’environ 400 élèves.

La population scolaire y est hétérogène.

  • Il a 3 niveaux différents et enseigne dans  6 classes.
  • Il est professeur principal de 3eme
  • Il est coordonnateur de discipline.
  • Il perçoit une ISOE annuelle de 1408,92 euros.

Devoir de réserve: en finir avec un mythe

Article publié le jeudi 23 février 2012.

Depuis quelques années, à l’approche de chaque élection, des IEN, des IA, des recteurs écrivent aux collègues des écoles pour leur demander de respecter un devoir de réserve.

C’est un abus de droit, non conforme à la Constitution.


L’obligation de réserve invoquée n’existe pas. Notre statut précise seule­ment (art.26) que les fonctionnaires doi­vent faire preuve de discrétion professionnelle pour tout ce dont ils ont connaissance à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions. Par ailleurs, nous avons l’obligation de neutralité en classe.

Dès lors, c’est le principe général de la liberté d’opinion qui prévaut. L’article 6 de la loi du 13 juillet 1983 l’exprime de manière on ne peut plus simple : «La liberté d’opinion est garantie aux fonctionnaires». De même, l’article 10 de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 stipule que «Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi».
Si une période de réserve électorale s’applique aux hauts fonctionnaires du fait de la responsabilité qu’ils portent, elle ne saurait s’appliquer à l’ensemble des fonctionnaires.

Obligation de signalement

Article publié le dimanche 26 décembre 2004
Le B.O.E.N. n°12 du 22 mars 2001 sur la prévention des violences sexuelles rappeler les dispositions découlant des articles du Code Pénal sur l’obligation de signalement faite à tout fonctionnaire en ayant connaissance.
Fonctionnaire averti d’un cas de maltraitance à enfant (caractère d’urgence) :
  • SIGNALEMENT
  • Parquet (police ou gendarmerie/ Proc. De la Rép.)
  • Double à l’autorité administrative pour saisine de l’Aide Sociale à l’enfance.

Procédure classique (pas d’urgence avéré) :

  • SIGNALEMENT
  • IEN ou chef d’établissement
  • Double à la PMI ou au service de médecine scolaire

Sorties scolaires

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Textes de référence :  circulaire n° 2011-117 du 3 août 2011 

Organisation des sorties et voyages :
Sorties concernées : pendant le temps scolaire, hors temps scolaires dont vacances
.
  • Le projet :
Il doit être très précis : projet pédagogique, période, lieu, groupe concerné, encadrement, mode d’hébergement, financement.
Le groupe doit être de préférence la classe et sinon représenter une homogénéité
· Autorisations
C’est le chef d’établissement qui délivre l’autorisation sur la base d’un projet présenté au conseil d’administration.
Une autorisation parentale est obligatoire pour les élèves mineurs.
C’est le chef d’établissement qui décide du nombre d’accompagnateurs compte tenu de l’importance du groupe, de la destination et de la durée du déplacement.
· Sorties hors du territoire français
Pays étant soumis à un visa : le chef d’établissement doit se conformer à une procédure particulière (voir circulaire)
Les parents des élèves mineurs doivent signer une autorisation spécifique. Une autorisation collective peut être délivrée sur demande du chef d’établissement.
· Cas d’appariements (échanges pédagogiques)
Le recteur délivre une homologation.
Une convention est passée entre les établissements.
Echanges en cours d’année scolaire : Le chef d’établissement doit recueillir les autorisations des parents. les élèves de la classe qui ne participent pas à l’échange doivent suivre les cours dans l’établissement.
· Assurance
Voyages à l’étranger : Le chef d’établissement peut exiger des parents une attestation de couverture responsabilité civile ou souscrire une assurance collective
Pour les enseignants : c’est la procédure relative aux accidents de service qui est appliquée.
· Financement
Sorties et voyages obligatoires (en période scolaire) : gratuité des familles
Sorties et voyages facultatifs : une participation financière peut être demandée aux familles
L’établissement peut prendre ne charge partiellement ou en totalité les frais de certaines familles sur le fond social collégien ou lycéen
L’agent comptable prend en charge la gestion financière comptable

Responsabilité de l’enseignant

Article publié le mercredi 29 décembre 2004
L’enfant (ou l’élève mineur) est considéré depuis 1984 comme CIVILEMENT RESPONSABLE de ses actes, même si son jeune âge ne lui permet pas d’en discerner les conséquences.

Lorsque l’enfant devient « élève », c’est à dire lorsqu’il pratique une activité en temps scolaire, dans le cadre de l’obligation de fréquentation scolaire (ce qui, bien sûr, met à part les activités facultatives telles que certaines sorties ou celles se situant dans un cadre péri/post-scolaire), cette responsabilité des parents est considérée comme ayant été déléguée à l’Enseignant par la Société. Toutefois, “ L’obligation de surveillance qui pèse sur le maître est une obligation de moyens et non de résultat. ” (Arrêt de la Cour d’Appel de BORDEAUX du 23 octobre 1992)

cour des comptes et sport scolaire

La Cour des comptes vient de rendre public son rapport sur l’UNSS. Il est particulièrement critique, pointant du doigt une organisation coûteuse, peu efficace, aux missions imprécises et sans réel suivi. Le ministère de l’Education nationale, seule tutelle de l’UNSS, doit impérativement fixer des objectifs ambitieux au sport scolaire et définir précisément les missions de l’ensemble des intervenants.

Ce rapport pointe aussi des faiblesses concernant le fonctionnement des instances de l’UNSS, une gestion peu rigoureuse et l’absence trop souvent constatée du sport scolaire dans les projets d’établissements.

Ce rapport tombe à pic. A l’heure de la refondation de l’École de la République, le sport scolaire doit trouver toute sa place dans le débat sur les rythmes scolaires.

Pour le SE-Unsa, plusieurs questions se posent :
– Le forfait 3 heures reste-il pertinent ?
– Quelles sont les attentes des enseignants d’EPS pour l’animation et l’encadrement de l’UNSS ?
– Quelle évaluation des enseignants pour la pratique de l’UNSS ?
– Quel rôle pour le chef d’établissement ?

Le SE-Unsa, deuxième organisation représentative, porte ces questionnements dans l’UNSS et auprès de la profession depuis de longs mois.

Ils ont d’autant plus d’acuité que la Cour des comptes pointe le fait que la pratique du sport scolaire repose sur une simple note de service datant de 1987.

La prochaine assemblée générale de l’UNSS, fin septembre, devra non seulement débattre du diagnostic sévère de ce rapport, mais surtout, travailler à des propositions concrètes pour promouvoir et développer le sport scolaire.

Pour le SE-Unsa, un des leviers du changement pourrait être l’intégration des professeurs d’EPS dans le corps des certifiés.

Paris, le 11 septembre 2012

Christian CHEVALIER
Secrétaire Général

École et immigration : des chiffres pour débouter les clichés

Article publié le samedi 13 octobre 2012.

Pour le dernier rapport de l’Insee, l’échec scolaire n’est pas lié à l’origine géographique des élèves mais à leur appartenance à un milieu social défavorisé. Des chiffres comme une claque aux bien mauvaises idées.

La scolarisation des nouveaux arrivants non francophones

En 2010-2011, 38 100 nouveaux arrivants non francophones ont été scolarisés dans les 1er et 2nd degré en France métropolitaine et DOM.
Cela représente 0.5% des écoliers et 0,4% des élèves du 2nd degré.
Trois zones en France métropolitaine concentrent plus de la moitié de ces élèves : l’Île-de-France, le pourtour méditerranéen et la région lyonnaise. Dans les DOM, 2/3 de ces élèvessont scolarisés en Guyane.

Un parcours scolaire influencé par le milieu social

En 2007, 1 collégien sur 10 entrant en 6ème est issu d’une famille immigrée mais il faut souligner que ¾ de ces enfants sont nés en France.
Le rapport montre également que les enfants d’immigrés sortent plus souvent du système éducatif que les autres. Cela s’explique par les conditions sociales qui touchent plus fortement ces familles (faible niveau de vie, parents non diplômés, pas de chambre individuelle).
A situations familiales comparables, les enfants de familles immigrées ont des résultats quasi identiques aux autres en mathématiques et français, leur parcours scolaire est même meilleur.

Les familles immigrées attendent beaucoup de l’école

L’aspiration à une ascension sociale est forte : 70% des familles immigrées souhaitent que leurs enfants poursuivent des études au-delà de 20 ans, même s’il connaît de grandes difficultés dans sa scolarité, contre 53% des autres familles.

Des parents plus discrets mais investis dans le suivi de leur enfant

Moins présents aux réunions de début d’année et dans les élections de parents d’élèves au collège, les parents immigrés rencontrent autant les professeurs que les autres au cours de l’année. L’aide aux devoirs est par contre généralement assurée par un frère ou une sœur et/ou par des intervenants extérieurs.

Pour le SE-Unsa ce rapport brise quelques clichés. Nous sommes loin des propos de C. Guéant qui attribuait la grande majorité de l’échec scolaire à l’origine étrangère des élèves. Par contre, la situation sociale est déterminante dans la réussite scolaire. Une politique de la ville résolue, une éducation “prioritaire” confortée dans ses missions et moyens avec une volontée d’assurer la continuité des actions engagées sont, par exemple, essentiels.

Accompagnement Personnalisé : enfin des (bonnes) ressources !

Article publié le mercredi 3 octobre 2012.

Des membres de l’équipe de conception et de formation du Pôle universitaire de proximité de l’université Jean Moulin Lyon 3 proposent sur Eduscol un ensemble de modules pour l’accompagnement personnalisé au lycée de la seconde à la terminale, en voie générale, technologique et professionnelle. Chacun d’eux est axé sur un thème précis et propose une description complète de la séance et des activités à mettre en œuvre. On trouve des modules thématiques et des exemples d’organisation annuelle de l’accompagnement personnalisé.

Modules thématiques :

-Développer sa mémoire/techniques de mémorisation

-Organisation/Gestion du temps

-La culture générale

-Présentation du supérieur

Exemples d’organisation annuelle de l’accompagnement personnalisé

-Entretiens individualisés

-Préparation des conseils de classe

-Exploiter une sortie en accompagnement personnalisé

-Travailler l’expression orale

-La prise de notes

-Liaison 3ème/2nde en français

-Les représentations graphiques

-Projet autour du développement durable

-Construite une image professionnelle et publique grâce à l’usage des Tice

Lien vers le document : https://eduscol.education.fr/cid60349/modules-pour-l-accompagnement-personnalise.html#lien1

L’avis du secteur Education : c’est un ensemble très complet de modules très concrets conçus visiblement par une équipe qui a une bonne expérience de terrain. Ces modules semblent faciles à mettre en oeuvre et rendront très certainement bien des services aux équipes manquant de temps pour concevoir sans aide leurs propres modules. Dommage que cette documentation fort intéressante arrive trois ans après le début de l’accompagnement personnalisé (4 ans pour la voie professionnelle)…

Voie pro, les CPC mode d’emploi

Article publié le mardi 9 octobre 2012.

Les 14 commissions professionnelles consultatives (CPC) se renouvellent à partir du 1er septembre 2012. Elles ont en charge tous les domaines, de la métallurgie au secteur sanitaire et social en passant par les arts appliqués.

Les CPC sont constituées des représentants des organisations représentatives d’em­ployeurs et de salariés, des représentants des pouvoirs publics et des personnalités qualifiées. Ses membres sont nommés pour cinq ans maximum par le ministre de l’Éducation nationale.

Dans le champ professionnel relevant de leur compétence, les CPC émettent des avis et formulent des propositions sur :

• la définition des spécialités des diplômes professionnels relatifs aux divers secteurs d’activité, avec notamment les référentiels des activités professionnelles, de certification, le règlement d’examen et la définition des épreuves ;

• la définition des séries et le contenu des enseignements technologiques du baccalauréat technologique ;

• la cohérence des diplômes professionnels et technologiques compte tenu de l’évolution des professions et de leur secteur d’activité.

Elles peuvent également être saisies par le ministre de toute question générale ou particulière touchant à la voie technologique et à la formation professionnelle initiale et continue. Le travail réalisé est présenté ensuite au Conseil supérieur de l’Éducation.

Le SE-Unsa prend toute sa place et participe activement à ces instances. Merci aux titulaires et suppléants qui siègent dans ces commissions de défendre et de promouvoir nos valeurs.

Refondation de l’Ecole : l’ASH oubliée dans le casting ?

Article publié le dimanche 14 octobre 2012.
A la lecture du rapport sur la refondation et de l’intervention du Ministre lors du CSE du 11 octobre 2012, on ne trouve aucune phrase sur l’ASH. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir alerté, à plusieurs reprises, le Ministre et son cabinet lors des diverses audiences et réunions qui se sont tenues jusqu’alors. Alors, faut-il en rire ou en pleurer ?
Dans toutes les bonnes séries, après le cauchemar qui nous a tenu en haleine tout au long de la première saison, on espère toujours (et c’est salutaire) un rebondissement qui verra enfin le bien triompher. C’est donc avec une certaine impatience qu’elle était attendue cette saison 2. Cinq années d’épisodes de plus en plus noirs, des héros épuisés et de moins en moins nombreux (les enseignants spécialisés), des affiches délaissées claquant au vent ou déjà dans les brocantes sur lesquelles on pouvait lire un acronyme de 5 lettres inconnu des jeunes enseignants (Rased), des enfants à qui on n’apprenait plus les lettres E et G pour s’assurer de l’oubli (des maîtres qui les avaient suivi et aidé tout au long de leur scolarité). De très nombreuses plaintes des fans qui avaient, on en était persuadé, touché les scénaristes (le ministère et ses administrations locales)…
Et oui, il était attendu ce nouveau scénario. À peine entre nos mains, on dévore les 46 pages du script (le rapport), on cherche à décrypter le story-board : Rased est-il en fin de vie ? Segpa va-t-elle se marier avec Ulis ? Ed PERSO va-t-elle tuer Ed SPÉ ? Et là, surprise, puis consternation, puis colère, le dédain… pas un mot sur l’ASH !
Heureusement mon fidèle ASHien, le SE-Unsa, veille et a demandé au scénariste de revoir son scénario. On va regarder ça de près, promis, nous a-t-on dit…

Au SE-Unsa, on a clairement annoncé la couleur : hors de question d’écrire « The end » dans ces conditions. A bon entendeur…

Refondation de l’école : et la vie scolaire dans tout ça ?

Article publié le lundi 1er octobre 2012

Quelques propositions concrètes ont été formulées à l’issue de la séance du 24 septembre qui clôt la première étape des discussions sur la refondation de l’école.

Aux problématiques et objectifs avancés par les rapporteurs des deux groupes, soit :

*Comment réactiver le sentiment d’appartenance des élèves à leur école et comment redynamiser une appétence à s’y impliquer ?
*Comment lutter contre l’absentéisme scolaire et ses méfaits ?
*Quel internat pour offrir « l’excellence » à tous ?

Les rapporteurs des deux ateliers ont répondu en définissant des propositions issues des débats nourris des participants. On notera parmi les propositions les plus emblématiques, l’abandon de la note de vie scolaire, l’annulation de l’automaticité des procédures disciplinaires, l’abandon des mesures de suspension des allocations familiales (révision de la loi Ciotti de 2011) par exemple.

Ils proposeront aussi que la commission éducative de chaque établissement devienne le pôle central dans le traitement des sanctions.

Concernant l’apprentissage de la citoyenneté, il sera préconisé la création d’un conseil de vie collégienne à l’image du CVL.

La formation des enseignants intégrera des modules transversaux de connaissance du système éducatif et de la vie scolaire.

Le projet d’établissement devra comporter un volet « vie scolaire ».

Par ailleurs et nous y serons très attentifs, la redéfinition de la mission et du service des enseignants et des CPE est recommandée dans leur conclusion.

Nous avons, au SE-Unsa, beaucoup participé aux différents ateliers et de nombreuses contributions ont été fournies à la refondation. Vous trouverez ci-dessous une contribution faite aux commissions du groupe 2 traitant des sujets liés à la vie scolaire.

Qui pourra partir à 60 ans ?

Article publié le mardi 25 septembre 2012.

Le Gouvernement a publié le décret ouvrant la possibilité de partir à 60 ans pour certaines catégories de salariés. Les conditions précises sont maintenant connues.

Pour pouvoir bénéficier du dispositif carrière longue et pouvoir prendre sa retraite à 60 ans, il faut :

  • avoir débuté avant 19 ans et avoir cotisé pendant 5 trimestres avant la fin de l’année civile dès 20 ans (4 trimestres si sa date de naissance est située au dernier trimestre de l’année).
  • avoir une durée minimale d’assurance cotisée en fonction de l’année de naissance (attention, ce n’est pas le nombre de trimestres pris en compte pour le calcul de la pension).

Collègues nés …

  • en 1952 : 164 trimestres cotisés ;
  • en 1953 : 165 trimestres;.
  • en 1954 : 165 trimestres;
  • en 1955 : 166 trimestres

Pour les années 1956 et suivantes, ce nombre de trimestres sera fixé ultérieurement par décret.

La date de départ pourra bien être le 1er novembre, même si le délai obligatoire de 6 mois entre le dépôt du dossier et le départ en retraite n’a pas été respecté. Exceptionnellement, les fonctionnaires ayant déposé leur dossier cet été pourront partir à cette date.

La question des trimestres de service à temps partiel est résolue. Ils seront comptabilisés comme des trimestres complets pour la durée d’assurance mais le montant de la pension sera calculé sur la quotité réellement effectuée.

Exemple : un enseignant qui aura exercé pendant 10 ans à 50% sera considéré comme ayant cotisé 10 ans (40 trimestres) mais sa pension sera calculée sur la base de 20 trimestres.

A noter : possibilité de départ à la retraite avant 60 ans, en fonction de l’âge du début de la carrière