Conseil d’administration de l’UNSS du 12 avril

Lors du Conseil d’administration de l’UNSS, vendredi 12 avril, le SE-Unsa s’est prononcé sur le budget et les orientations prévues pour l’UNSS.

Le CA a débuté avec les déclarations liminaires (voir en PJ). Le SE-Unsa a réaffirmé toute l’importance qu’il porte au sport scolaire et a reconnu le travail de la direction nationale. Malgré une relative bonne santé financière de l’UNSS, le SE-Unsa a alerté le CA sur les difficultés croissantes rencontrées par les collègues dans leurs associations sportives ou des cadres détachés dans les services départementaux, régionaux.

En s’appuyant sur l’enquête croisée avec le SNPDEN (lire notre article), le SE-Unsa a rappelé l’urgence de la tenue d’assises du sport scolaire. Une refonte des statuts de l’Unss doit s’engager.

Place et rôle des chefs d’établissements, forfait du sport scolaire des professeurs d’EPS, nouveaux objectifs du sport scolaire à définir sur l’ensemble du socle commun, sont autant de sujets importants à aborder collectivement.

Nous ne pouvons les traiter en les déconnectant les uns des autres.

Le SE-Unsa a profité de la présence du représentant du ministre à ce CA pour le rappeler.

Suite à la validation de son mandat clivant, 16h de cours + 2h de sport scolaire, le SE-Unsa poursuit la construction de son projet. La cohérence de nos propositions liant les objectifs du sport scolaire, les finances du sport scolaire, le statut de certifié, une vision différente de l’EPS sont au cœur de notre projet de refondation pour l’EPS et l’UNSS.

Le second syndicat représentatif, siégeant dans toutes les instances de l’UNSS du local au national, sera exigeant pour l’avenir de l’EPS et du sport scolaire.


 

   Déclaration du SE-Unsa
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Financement de l’apprentissage : pas à n’importe quel prix !

Un projet de loi relatif à l’apprentissage sera présenté dans les mois à venir. Il s’agit pour 2017 de passer de 420000 à 500000 apprentis, en améliorant leur accompagnement et en redéployant des moyens sur les premières qualifications de niveau V et IV.

D’une part, des aides seraient apportées aux jeunes pour leur permettre de trouver plus facilement une entreprise d’accueil, des lieux d’hébergement et leur faciliter les transports. D’autre part, une révision de la répartition de la taxe d’apprentissage est envisagée. Il s’agit d’augmenter la partie dite « quota », réservée exclusivement à l’apprentissage afin de favoriser les CAP et bacs Pro.

Si le premier aspect est louable, le second est très inquiétant. Un décret de 2011 a déjà acté une augmentation progressive du « quota » qui doit atteindre 59% en 2015. L’augmenter à nouveau mettrait sérieusement en péril les budgets pédagogiques des formations technologiques ou professionnelles sous statut scolaire largement alimentés par la partie « hors quota » de la taxe d’apprentissage.

Par ailleurs, près de 50% des CAP se font en déjà en apprentissage qui est privé pour l’essentiel. Une abondance de moyens sur ces CAP aurait pour conséquence une concurrence exacerbée avec ceux sous statut scolaire déjà mis à mal ces dernières années.

Pour le SE-Unsa, la promotion de l’apprentissage ne peut se faire au détriment des formations sous statut scolaire et de la qualité du service public d’enseignement professionnel.


Concours réservés 2013 : tous les admissibles pourront se présenter grâce au SE-Unsa

Suite au communiqué de presse du SE-Unsa publié le 16 avril 2013, concernant le sort fait aux contractuels admissibles à un concours réservé mais écartés car considérés comme inéligibles, le ministère a assoupli sa position.

Une note a été envoyée le 18 avril 2013 dans tous les rectorats. Elle invite les recteurs :

  • à considérer que tous les admissibles pourront se présenter aux épreuves d’admission ;
  • à faire remonter à la sous-direction des recrutements, à la DGRH, le dossier individuel de chaque candidat que les services avaient considéré comme inéligible ;
  • à adresser aux candidats admissibles, dès aujourd’hui, une information indiquant qu’ils peuvent se présenter aux épreuves d’admission mais que leur éligibilité sera vérifiée ensuite.

L’appréciation des conditions de durée de contrat a été très diverse selon les rectorats, créant de fait une inégalité de traitement entre les candidats d’académies différentes. La DGRH du ministère appliquera un traitement commun à tous.

Le SE-Unsa, qui n’a cessé de dénoncer l’inégalité de traitement des lauréats, se réjouit d’une telle avancée et s’assurera que tout le dispositif réservé soit respectueux des droits des contractuels.

Création du fonds de solidarité pour les AS : une victoire syndicale pour le SE-Unsa

Depuis de nombreuses années le SE-Unsa, seul syndicat à le demander, a proposé la création d’un fonds de solidarité financier aux AS en difficulté.
Le SE-Unsa a proposé de l’inscrire au Plan de Développement (voir la publication UNSS) et a obtenu gain de cause.
Le premier groupe de travail du 22 février permet de mettre en œuvre ce fonds avec la mise en place des critères. Ce groupe de travail est composé de membres de la direction nationale, des deux syndicats représentatifs, de deux cadres détachés de l’UNSS.
Validé officiellement lors du CA du 12 avril, les démarches pour profiter de ce fonds de solidarité sont en route.
Ces critères permettront une véritable photographie des AS et une justice entre les associations. Ils permettront de faire des choix objectifs en toute transparence.
– Si vous aussi votre association sportive fonctionne bien mais n’a plus les moyens de financer les déplacements locaux ;
– Si vous aussi votre association n’a plus les moyens de faire participer vos élèves aux championnats inter-académiques ou aux championnats de France ;
– Si vous aussi vous considérez que notre rôle de professeur d’EPS n’est pas de démarcher pour récupérer de l’argent (dossier à compléter), d’organiser des manifestations supplémentaires (fêtes, tombolas, spectacles…) pour récupérer de l’argent ;

Alors ce fond de solidarité peut être pour votre établissement.

Découvrez les critères, le calendrier en pièce jointe.

   Fonds de solidarité
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Le tag de Kaktus: l’inspection…

Revue n°79 Janvier-Février 2013

KAKTUS

“C’est un élève, normal mais pas banal… Il a quand même des réflexions étranges pour un ado et on dirait qu’il en sait plus qu’il ne pourrait le dire à moins que ce ne soit l’inverse. C’est parfois avec des mots tout tordus qu’il éclaire un p’tit bout du monde autrement. Et puis parfois il dit des banalités mais ça, cé kaou on sait pas ! “

Kaou(1) tu cé pas à quoi ça peut servir les évals… ben moi parfois j’ai des doutes. Bon faut dire, on est quand même toujours impatients d’avoir la note… donc ce doit être pour avoir une note, être classé, savoir ce qu’on vaut avec un joli chiffre, ou un moche. En ce qui me regarde, je sais qu’en dictée j’vaux surtout entre zéro et cinq. Enfin, quand même j’comprends plus qu’on évalue les élèves que les profs… Y’a le bulletin tout ça, c’est plus vite à lire. Continuer la lecture de Le tag de Kaktus: l’inspection…

Le tag de KAKTUS

REVUE n°78 sept-oct-nov 2012

 Découvrez KAKTUS, un nouveau venu sur notre site… Voilà ce que l’on sait de lui:

“C’est un élève, normal mais pas banal… Il a quand même des réflexions étranges pour un ado et on dirait qu’il en sait plus qu’il ne pourrait le dire à moins que ce ne soit l’inverse. C’est parfois avec des mots tout tordus qu’il éclaire un p’tit bout du monde autrement. Et puis parfois il dit des banalités mais ça, cé kaou on sait pas ! ” Continuer la lecture de Le tag de KAKTUS

Une professionnalité renforcée

Revue n°78 sept-oct-novembre 2012

Le SE-Unsa souhaite une EPS mieux reconnue dans la communauté scolaire, à l’égale des autres. Pour cela, l’enseignant d’EPS doit avoir le même statut que ses collègues des autres disciplines, le statut de certifié, l’animation du sport scolaire étant incluse dans son service.

Au niveau de la formation initiale, la réintégration de l’EPS obligatoire dans la formation et le concours des Professeurs des Ecoles est également un élément incontournable pour construire les compétences des professeurs.
L’éducation physique et sportive est fondamentale pour un développement équilibré des enfants et des jeunes. Sa place doit être renforcée dans leur emploi du temps. A l’école primaire, les contenus des programmes doivent être révisés pour permettre de dégager des plages horaires pour la pratique de l’EPS au moins conformes aux horaires officiels. Le SE-Unsa revendique une augmentation horaire de l’EPS au collège (quatre heures pour tous les niveaux) ainsi qu’au lycée (trois heures à tous les niveaux).

Professeurs d’EPS, n’hésitez pas ! Adhérez au SE-UNSA
Faites confiance à une équipe de professionnels disponibles, expérimentés et combatifs, une autre voie pour  l’EPS.

Toujours à propos du départ anticipé pour carrière longue…

 

Revue n°78 sept-oct-novembre 2012

Le décret a été publié cet été pour une application au 1er novembre 2012.

Cette mesure est juste au regard de la réforme précédente qui obligeait toutes les personnes ayant commencé à travailler jeunes à partir en retraite à 62 ans. Cependant, ce dispositif ne concernera que très peu d’enseignants. (Les anciens instituteurs garderont la possibilité de prendre leur retraite à partir de 57 ans. ) Pour le SE-Unsa et l’Unsa, la promesse électorale est bien tenue mais ne répond pas à notre volonté de garder le maintien d’un départ possible à la retraite à 60 ans pour tous, sur la base d’un libre choix avec une pension calculée sans décote en fonction du nombre de trimestres cotisés.Une nouvelle réforme du système de retraite devrait voir le jour en 2013 avec, nous l’espérons, une réelle négociation qui permettra, peut-être, une plus grande équité pour tous.Aux nouveaux retraités, je souhaite un repos bien mérité… en continuant de nous faire con-fiance et en renouvelant votre cotisation dès cette rentrée…

Jean-Michel HOEN, collège Hans Arp, Strasbourg
Si vous souhaitez avoir des renseignements sur votre future pension, n’hésitez pas à me contacter.

Permanences retraite & retraités
Dans nos locaux
25, rue de Mulhouse 67100 STRASBOURG
Tél. 03.88.84.32.09
E-Mail : ac-strasbourg@se-unsa.org
Jeudi de 9h à 12h et de 14h à 17h
Et mercredi matin sur RdV de 9h à

EDITO Revue n°79 Janvier-février 2013

 Revue n°79 Janvier-février 2013

Le SE-UNSA est dans l’action en cette rentrée 2013. Les fonctionnaires ont lourdement payé ces dernières années avec les suppressions massives d’emploi, la baisse des salaires et une dégradation des conditions de travail. Tous attendent des évolutions et nous agissons pour les obtenir .

Nous attendons les propositions du ministère le 7 février pour envisager des actions. Sur l’emploi, il y a eu 10 000 créations cette année et près de 60 000 sur les 5 ans à venir dans l’éducation. Mais sur la revalorisation salariale, pour l’instant rien n’est annoncé !

Le ministère doit proposer un calendrier social de négociation sur ce point !

Nous voulons, dès les propositions du ministère connues, définir en intersyndicale la suite à donner. Nous sommes défavorables à des grèves fourre-tout, comme le 31 janvier dernier, illisible par les collègues. Nous sommes  prêts à aller au conflit, à la grève, si nécessaire, sur ce point essentiel pour les enseignants, car il est venu le temps des personnels ! Les avancées s’obtiennent par des actions intersyndicales avec des exigences claires compréhensibles par tous.  Nous serons les premiers à agir pour défendre les enseignants et obtenir des avancées à tous les niveaux comme nous le faisons par exemple avec les personnels du LP de Masevaux, avec toujours une exigence d’efficacité !

David Grisinelli, Secrétaire académique

Scolastance, renouvellement ENTEA version 3: NON pour le module « vie scolaire » !

Revue n°79 Janvier-février 2013

Voici le texte qui apparaît dans l’enquête ENTEA qui a été diffusée dans les établisse­ments scolaires :

« Dans le cadre du marché public de l’opération nouvel Espace Numé­rique de Travail pour les Établissements Pu­blics Locaux d’Enseignement d’Alsace “ENTEA3” nous vous remercions de bien vou­loir répondre au questionnaire suivant. Celui-ci nous permettra de préciser vos usages actuels d’ENTEA, mais également de recueillir vos remarques et suggestions d’améliorations pour mieux spécifier le nouvel ENT d’Alsace “ENTEA3”. Les questions qui suivent s’adres­sent à l’ensemble des utilisateurs de l’ENT dans votre établissement. Cependant, comme il n’est pas possible de recueillir tous les avis en un laps de temps très court, nous vous conseillons de sélectionner un groupe d’utili­sateurs “porte-parole” de l’ensemble des utili­sateurs de l’établissement pour répondre à ce questionnaire : typiquement, chef d’éta­blissement, administrateur ENT, per­sonne ressource informatique, docu­mentaliste / professeur documentaliste et quelques enseignants utilisateurs. … Encore une fois, nous vous remercions par avance pour vos réponses qui nous aideront à améliorer les services existants et préparer ceux d’ENTEA3 ! »

Nous nous interrogeons. Les CPE ne sont mentionnés nulle part ! Mais c’est une omis­sion compréhensible, tant le module « vie scolaire » est une calamité. L’enquête com­porte cependant un onglet « vie scolaire » dans lequel nous pouvons signaler les dys­fonctionnements observés ainsi que les amé­liorations à apporter…

Ce logiciel constitue un véritable recul pour la saisie et le traitement de l’absentéisme. La plupart des CPE utilisaient des logiciels très ergonomiques qui incluaient des fonctions es­sentielles à un exercice exigeant du métier (certains collègues chanceux y sont revenus). Pour donner une image, nous sommes passés du confort technologique d’un vaisseau spatial à celui d’une caisse à savon !

Comme de nombreux collègues, après une phase de panique suivie d’une période de malaise face à notre impuissance devant un tel logiciel, nous avons fini par nous résoudre à ne plus déprimer. Nous faisons de notre mieux avec les outils qui nous sont fournis. Nous restons toutefois sur notre faim, avec l’impression désagréable de ne pas remplir correctement notre mission.

Nous nous retrouvons face à une situation extrêmement dérangeante, car nous sommes forcés d’utiliser un logiciel qui ne satisfait en rien nos exigences au quotidien.

Laurence FISCHER

Décentralisation et carte des formations : un texte équilibré

Revue n°79 Janvier-février 2013

La loi d’orientation comporte un article «16 bis » qui modifie les compétences de la région en matière de carte des formations professionnelles initiales. La nouvelle rédaction du Code de l’Éducation accorde le dernier mot à la région, au terme d’un processus de concertation bordé et dans le cadre des moyens que l’État peut y allouer.Mais soyons concrets !

Le contenu : la Région se voit reconnaître un rôle éminent en matière de politique régionale de formation professionnelle. Alors qu’elle adoptait déjà le « schéma prévisionnel des formations » (article L214-1 du code de l’Éducation en vigueur actuellement), elle se verra attribuer la responsabilité d’arrêter la « carte des formations professionnelles initiales » dans le cadre de la convention annuelle (…) signée avec les autorités académiques.

Cette carte doit faire l’objet d’une convention entre l’État, avec une présence réaffirmée des autorités académiques, et la Région.

La structure pédagogique des établissements sera, in fine, arrêtée par les «autorités compétentes de l’État ». De même, la convention intègre, le cas échéant, « des formations pour lesquelles des besoins ont été constatés par les autorités de l’État » ( art. L214-13-1 du code de l’Éducation modifié). Cela procède de la nécessité de garantir la capacité de régulation que l’État doit conserver. Cela implique aussi un suivi et, s’agissant des recteurs, la nécessité d’un cadrage national des conventions.

En conclusion,

Il n’y a pas de projet de décentralisation des personnels d’État et les responsables des régions de France ont clairement indiqué qu’ils ne l’envisageaient pas, ne le voulaient pas. Les procédures de dialogue sont établies et certains garde-fous sont posés.

En clair, lorsqu’il n’y avait pas d’accord entre l’Etat et la région, c’était l’Etat qui avait le dernier mot. Maintenant, ce sera la région. Toutefois plusieurs précautions sont prises pour garantir que l’Etat garde un rôle stratégique. Les moyens en personnel dépendant de l’Etat: ce n’est que « dans toute la mesure du possible » que les propositions de la région seront retenues.

Les régions ne bénéficient pas d’une image toujours positive dans les salles des professeurs des LP parce qu’elles ont été jusqu’à maintenant très impliquées dans le développement de l’appren­tissage qui relève de leur compétence pleine et entière. Mais pour que les régions investissent davantage dans la formation professionnelle initiale sous statut scolaire dans les lycées professionnels publics, il faut que l’État leur accorde un droit de regard sur ces investissements.

Toutefois la région n’est pas le garant du service public de formation professionnelle initiale et le regard du rectorat est indispensable. Mais n’oublions pas non plus que ces dernières années c’était bien l’Etat qui était responsable de la carte des formations et c’est lui qui a détruit des milliers de postes (aidé par le SNETAA signataire de la réforme de la voie pro), réduit très sensiblement l’offre de formation surtout dans les territoires plus isolés. Ce qu’il se passe actuellement pour le lycée de Masevaux est exemplaire de la nuance que l’on peut apporter aux discours simplistes d’un Etat respectueux du service public et d’une région à la botte du privé. Les réalités sont plus complexes que les discours caricaturaux.

Au SE-UNSA nous serons très attentifs, tant au plan national qu’à celui des académies, aux modalités concrètes de l’application des évolutions. Nous veillerons à garantir des gardes fous pour développer un service public de formation professionnelle et à valoriser le dialogue entre les divers acteurs. Nous serons particulièrement attentifs à obtenir une carte des formations adaptée aux réalités, aux besoins des territoires, et surtout permettre une offre variée, de proximité et de qualité.

Promotion d’échelon CPE : les barres 2012-2013

Ce tableau indique pour chaque échelon la note du dernier promu dans l’académie de Strasbourg pour l’année 2012-2013.

Exemple: pour passer au 6eme échelon au Grand choix, il fallait avoir au moins une note de 19.3 ( sur 20)

A note égale, pour départager les candidats, on considère dans l’ordre:

– l’ancienneté de service

-l’ancienneté dans le corps

– l’ancienneté dans l’échelon

– le mode d’accès à l’échelon actuel ( grand choix, choix puis ancienneté)

Rappel des délais d’avancement d’échelon

DNB en EPS: les difficultés s’accumulent

Le Diplôme national du Brevet questionne et perturbe de nombreuses équipes de professeurs d’EPS qui, depuis la rentrée, doivent mettre en place un nouveau protocole d’évaluation du DNB. Une note de service tardive, parue fin juillet, oblige les équipes d’EPS à soumettre un protocole d’évaluation au Conseil d’administration qui doit le valider. Ce protocole doit être basé sur 3 Activités physiques sportives et artistiques (APSA) de 3 compétences différentes.

Le SE-Unsa est intervenu lors de la rédaction de ce texte. Cette intervention a permis de réduire à 3 le nombre d’APSA évaluées dans 3 compétences sur les 4 que composent les textes EPS au collège.

Toutefois, la mise en place sur le terrain est compliquée. Le SE-Unsa dénonce les méthodes d’interprétation et d’application partielle  du texte national.

Chaque académie, chaque établissement, chaque équipe présente des protocoles différents. Par exemple, dans l’académie de Marseille :
– un premier collège choisit les 3 meilleures notes de l’année sur les 6 APSA enseignées ;
– un second a défini 3 APSA dès le début de l’année pour tous les élèves ;
– un troisième évalue 2 APSA dans 3 compétences différentes pour en faire une moyenne par compétence ;
– dans un quatrième collège, chaque professeur évalue ses 3 APSA de son choix en respectant les compétences.

Le SE-Unsa ne peut accepter un tel émiettement et demande que ce dispositif soit rapidement mis à plat pour la rentrée prochaine.
Un texte de cadrage national, par ailleurs demandé par le syndicat majoritaire, ne peut pas s’appliquer partiellement. Il en va de la crédibilité de notre discipline et surtout d’une justice pour nos élèves lors de ce premier examen scolaire.

Le SE-Unsa a demandé une audience rapide à l’Inspection générale pour préparer ce nouveau DNB de la rentrée 2013.

Pack EPS : Stoppons les doublons !

Depuis quelques années, le Pack EPS est expérimenté dans plusieurs académies. Cet outil informatique provoque une surcharge importante pour les enseignants d’EPS. Renseignant les groupes classes, les cycles effectués, le CV du professeur, les notes, l’Association sportive, ce pack vient s’ajouter aux nombreux outils informatiques déjà obligatoires : Liberscol (ou son équivalent), le cahier de texte numérique, I-prof, messagerie académique, etc.

Le SE-Unsa dit « STOP » aux outils permettant des statistiques, dégradant les conditions de travail et rallongeant le temps de présence dans l’établissement (le pack étant installé uniquement sur un ordinateur).

Sans parler des « bugs » du logiciel, de la date imposée des remontées, les enseignants d’EPS demandent une pause dans l’administratif ! Si on ajoute les difficultés du site internet de l’Unss pour la rentrée des licences, ce début d’année est un véritable casse-tête pour la profession.

Le SE-Unsa demande une formation pour les coordonateurs chaque année afin d’éviter les pertes de temps sur ce logiciel.

Le SE-Unsa demande des stages de formation continue pour une mise à niveau des compétences informatiques pour les enseignants d’EPS.

Le SE-Unsa demande une simplification et une harmonisation des outils informatiques utilisés dans les établissements du second degré.

Le SE-Unsa demande à l’Inspection générale un recul des dates limites de remontées des saisies.

Le SE-Unsa s’interroge sur cette expérience qui dure depuis plus de 10 ans à Créteil et pour laquelle il n’y a aucune harmonisation sur le territoire. Par ailleurs, certaines académies n’utilisent pas cet outil.

Ce Pack EPS apparaît pour les collègues comme un outil de «surveillance» pour le corps d’inspection. Aucune autre matière n’est d’ailleurs soumise à ce genre de tâche supplémentaire pour l’enseignant.

La profession de Peps (les professeurs d’EPS n’étant pas certifiés comme leurs collègues) aurait-elle une nouvelle fois besoin de se légitimer dans l’Education nationale ?

UNSS, redonner des couleurs au sport scolaire

Article publié le mercredi 7 novembre 2012

Le SE-Unsa a participé à l’AG nationale de l’UNSS. La visite de Vincent Peillon a pimenté les débats, souvent stériles, entre la direction nationale et le syndicat majoritaire. Le SE-Unsa, deuxième syndicat représentatif, a joué pleinement son rôle en proposant des améliorations et en rappelant certains désaccords.

Le SE-Unsa s’oppose à l’approbation du budget 2011 caractérisé par les baisses des subventions d’État, par certains choix sur les ressources affectées aux compétitions internationales et par l’absence d’un fonds de solidarité.

Concernant la proposition de budget 2012, le SE-Unsa n’a pas pris part au vote pour dénoncer le manque de préparation malgré des efforts du ministère de l’Éducation nationale (retour des 5 postes de cadres) et du ministère de la Santé et des sports (augmentation de sa subvention).

Quant au plan de développement 2012/2016, les 100 propositions ainsi que l’introduction sont le résultat d’un véritable travail de dialogue social. Le SE-Unsa avait respecté le calendrier pour faire passer ses propositions alors que d’autres ont préféré attendre l’alternance politique. Ainsi, 15 des 20 propositions faites par le SE-Unsa y sont intégrées.

L’intervention du ministre marque une volonté de dialogue sur l’ensemble du sport scolaire, rappelant son rôle fondamental dans l’éducation des élèves, véritable trait d’union entre l’Eps et le sport fédéral. Le ministre a réaffirmé qu’il fallait prendre en compte le rapport de la Cour des comptes et celui de l’Inspection générale en trouvant collectivement des solutions lors d’une concertation plus large.

Le SE-Unsa y participera et a déjà fait des propositions notamment autour de quatre axes repris par le ministre :

• le développement du sport scolaire dans les quartiers les plus en difficulté ;

• la pratique sportive des filles ;

• les élèves en situation de handicap,

• la formation des enseignants et des élèves.

Les AS en difficulté financière !

Article publié le mercredi 7 novembre 2012

Près d’un quart des associations sportives du second degré auraient des difficultés financières. Nombreuses sont celles qui doivent faire des choix douloureux telle la réduction du nombre de compétitions et donc du nombre de déplacements (ces derniers coûtant de plus en plus cher). Ce phénomène s’amplifie dans plusieurs académies. Il s’agit pourtant d’associations sportives en pleine vitalité, parfois en plein essor en nombre de licenciés. Ne plus avoir de moyens malgré un engagement important des PEPS est inacceptable. Il est urgent de mettre en place un fonds de solidarité. Celui-ci est prévu dans le plan de développement 2012-2016 grâve à la seule pugnacité du SE-Unsa, d’autres le jugeant inutile. Il est important aussi d’associer les collectivités locales à toutes les instances de décision du sport scolaire. Enfin, il est primordial de clarifier le statut de ces AS au regard du rapport de l’IG sur le sujet.